Le plan, c'était d'attacher les flics avec leurs propres menottes. Mais ces deux-là n'ont pas de menottes. Les menottes, c'est le cœur du drame. Plus tard, elle dira que si les flics avaient eu des menottes, rien de tout ce qui va suivre ne serait arrivé. D.F.
Histoire d'un amour hors du commun, évocation de la jeunesse révoltée, ce roman est librement inspiré de l'histoire de deux jeunes amants meurtriers. Un « fait divers » qui, en octobre 1994, bouleversa la France.
Les pages consacrées au jour tragique de la fusillade sont admirables de perfection formelle. C’est l’œuvre d’un romancier chimiquement pur. Sébastien Lapaque, Le Figaro littéraire. (Amazon)
Mon avis :
Ce fait divers raconté par cet auteur à la plume si juste, si profonde, si réaliste, nous permet d'entrer dans la bulle de ce couple, dans la tête de cette jeune femme complètement envoûtée par ce garçon qu'elle idolâtre. On a vraiment l'impression de revivre cet événement sanglant qui a eu lieu en 1994 à Paris.
Vous pouvez jeter un oeil sur cet article assez complet que propose Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_Rey-Maupin
Ma note : 5/5
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lundi 3 juin 2013
samedi 25 février 2012
Entre les oreilles
Alain, quadragénaire, vit avec sa mère, qui passe son temps à tricoter des tabliers pour les habitants de l'immeuble. À cause de cette mère qu'il vénère, toutes ses relations amoureuses tournent court. Le psychanalyste consulté depuis des années pour remédier à cette difficulté a fini par jeter l'éponge.
Lorsque sa mère meurt, elle prononce son dernier vœu : que son fils épouse Éléonore, la voisine moustachue et célibataire. D'abord épouvanté, Alain connaît avec Éléonore une entente sexuelle inattendue.
Mais un autre événement bouleverse sa vie : il tombe amoureux d'une paire de jambes, celles de Jacob, homme minuscule mais affectueux, ravagé par un chagrin d'amour. […]
La fantaisie pétillante, la loufoquerie de l'intrigue, la poésie des métaphores et des aphorismes donnent à ce roman un charme à la Ionesco, d'autant plus fort que les personnages, malgré leur invraisemblance totale, sont très attachants.
Mon avis :
Je vous avoue franchement que ce n'est pas son meilleur livre que j'ai lu. Ici, ce n'est pas l'histoire qui forge les personnages mais les personnages qui forgent l'histoire. Tout est pratiquement descriptif. Le narrateur expose ses pensées les plus profondes. J'y ai rencontré des passages touchants, comiques, sensibles. Je me suis moi-même posé un tas de questions. En fait, ce sont les questions que se pose l'auteur qui m'ont amenée à me poser d'autres questions.
La vie de chaque personnage est passée au peigne fin.
Je n'ai pas pris autant de plaisir qu'avec les autres. Mais il fallait bien que je découvre cette oeuvre!
"Le son est part sombre du souvenir."
Ma note : 2/5
dimanche 19 février 2012
Le potentiel érotique de ma femme
" On dit souvent qu'il existe des hommes à femmes, on peut considérer qu'Hector est un homme à objets. Bien loin de comparer la femme à l'objet, nous notons toutefois d'évidentes similitudes, et les angoisses de notre héros pourront se refléter dans les angoisses des infidèles, et de tous les hommes transpercés par la rareté féminine. " Après avoir collectionné, entre autres, les piques apéritif, les badges de campagne électorale, les peintures de bateaux à quai, les pieds de lapin, les cloches en savon, les bruits à cinq heures du matin, les dictons croates, les boules de rampe d'escalier, les premières pages de roman, les étiquettes de melon, les œufs d'oiseaux, les moments avec toi, les cordes de pendu, Hector est tombé amoureux et s'est marié. Alors, il s'est mis à collectionner sa femme. (Amazon)
Mon avis :
Au début, je suis restée un peu sceptique voire dubitative. Je ne savais absolument pas où le personnage principal voulait nous emmener, et puis, on se laisse aller par l'histoire de la pauvre de ce type, plutôt pathétique... un collectionneur atteint de la "collectionnite"!! Il finit par se marier et résiste tant bien que mal à la tentation jusqu'au jour où... il pense avoir "rechuté"... la suite est hilarante, heureusement que je ne me suis pas trouvée à ce moment précis du passage (vers la du du livre) dans un lieu public!! J'étais tordue de rire...
Contente de cette nouvelle découverte !
"Les mains n'avaient pas de cerveau mais une mémoire de l'amour." Petite citation débusquée qui me plaît énormément.
Ma note : 4/5
Mon avis :
Au début, je suis restée un peu sceptique voire dubitative. Je ne savais absolument pas où le personnage principal voulait nous emmener, et puis, on se laisse aller par l'histoire de la pauvre de ce type, plutôt pathétique... un collectionneur atteint de la "collectionnite"!! Il finit par se marier et résiste tant bien que mal à la tentation jusqu'au jour où... il pense avoir "rechuté"... la suite est hilarante, heureusement que je ne me suis pas trouvée à ce moment précis du passage (vers la du du livre) dans un lieu public!! J'étais tordue de rire...
Contente de cette nouvelle découverte !
"Les mains n'avaient pas de cerveau mais une mémoire de l'amour." Petite citation débusquée qui me plaît énormément.
Ma note : 4/5
lundi 30 janvier 2012
Nos séparations
"Je pense à Iris qui fut importante tout de même, à Emilie aussi, à
Céline bien sûr, et puis d'autres prénoms dans d'autres pénombres, mais
c'est Alice, toujours Alice qui est là, immuable, avec encore des rires
au-dessus de nos têtes, comme si le premier amour était une condamnation
à perpétuité. " Alice et Fritz s'aiment, et passent leur vie à se
séparer. Les raisons : la cyclothymie des mouvements passionnels, les
parents et les beaux-parents, le travail et les collègues, les amis
d'enfance, deux polonais comme toujours, les cheveux et les dents, une
longue histoire de cravate, la jalousie, et Schopenhauer bien sûr.
David Foenkinos est l'auteur de huit romans dont Le potentiel érotique
de ma femme et La délicatesse. Ses livres sont traduits dans plus d'une
quinzaine de pays. (Amazon)
Mon avis:
Toujours aussi agréable à lire et les réflexions sont tellement pertinentes.
Un deuxième livre de cet auteur que j'ai beaucoup apprécié et que je qualifierai comme coup de coeur.
Il parvient à nous relater une histoire (banale?) que n'importe qui aurait pu vivre avec des remarques si justes.
Je pense lire ses autres oeuvres.
samedi 21 janvier 2012
La délicatesse
« François pensa : si elle commande un déca, je me lève et je m’en vais. C’est la boisson la moins
conviviale qui soit. Un thé, ce n’est guère mieux. On sent qu’on va passer des dimanches après-midi
à regarder la télévision. Ou pire : chez les beaux-parents. Finalement, il se dit qu’un jus, ça serait bien. Oui, un jus, c’est sympathique. C’est convivial et pas trop agressif. On sent la fille douce et équilibrée. Mais quel jus ? Mieux vaut esquiver les grands classiques : évitons la pomme ou l’orange, trop vu. Il faut être un tout petit peu original, sans être toutefois excentrique. La papaye
ou la goyave, ça fait peur. Le jus d’abricot, c’est parfait. Si elle choisit ça, je l’épouse…
- Je vais prendre un jus… Un jus d’abricot, je crois, répondit Nathalie. Il la regarda comme si elle était une effraction de la réalité ». La délicatesse a obtenu neuf prix littéraires et été traduit dans plus de quinze langues.(Amazon)
conviviale qui soit. Un thé, ce n’est guère mieux. On sent qu’on va passer des dimanches après-midi
à regarder la télévision. Ou pire : chez les beaux-parents. Finalement, il se dit qu’un jus, ça serait bien. Oui, un jus, c’est sympathique. C’est convivial et pas trop agressif. On sent la fille douce et équilibrée. Mais quel jus ? Mieux vaut esquiver les grands classiques : évitons la pomme ou l’orange, trop vu. Il faut être un tout petit peu original, sans être toutefois excentrique. La papaye
ou la goyave, ça fait peur. Le jus d’abricot, c’est parfait. Si elle choisit ça, je l’épouse…
- Je vais prendre un jus… Un jus d’abricot, je crois, répondit Nathalie. Il la regarda comme si elle était une effraction de la réalité ». La délicatesse a obtenu neuf prix littéraires et été traduit dans plus de quinze langues.(Amazon)
Mon avis :
Ce n’est pas l'histoire qui est extraordinaire mais la plume de l'auteur. On rit et on pleure. Il a les mots justes pour décrire un état, une situation, une pensée et il a une vision des choses tellement réaliste. On a l'impression qu'il lit en nous, qu'il devine nos intentions les plus secrètes et il ne "plaisante pas avec l'humour".
Ce texte est truffé de petites phrases que l'on a envie de noter, comme :
"Une hiérarchie de la joie." ou "On lui avait souvent suggérer de se séparer de ses souvenirs, c'était peut-être la meilleure façon de cesser de vivre dans le passé.". Ce sont des petites phrases anodines mais qui nous rappellent parfois (souvent?) à l'ordre.
J'ai éprouvé un immense plaisir à lire cette histoire et je m'aventurerai avec d'autres titres de cet auteur.
Ma note : je crois que c'est un coup de coeur 5/5++++
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