lundi 27 mars 2017

Le monde est mon langage = Alain Mabanckou

 Né au Congo, partageant son temps entre la Californie où il enseigne comme professeur de littérature à UCLA (University of California – Los Angeles), Paris où il a fini ses études, et le monde qu’il parcourt pour présenter ses livres, Alain Mabanckou est un auteur en langue française pour qui sa langue n’est pas enfermée dans le carré français. Loin de là, elle est parlée dans le monde entier par les gens les plus passionnants et les plus inattendus.
Le monde est mon langage est le tour du monde de la pensée et des émotions telles que la langue française les véhicule, par les gens les plus divers, célèbres ou inconnus, adolescents ou vieillards, Haïtiens ou Français. Alain Mabanckou les a rencontrés et nous les raconte, en une suite de portraits admiratifs et aimants. JMG Le Clézio ou un inconnu de la Nouvelle Orléans, Sony Labou Tansi qui, au Congo, écrivait dans des cahiers à spirales devant deux posters du Che Guevara, bien d’autres encore.
Ils ont ces mots en partage et ils les partagent. Leur langage est notre monde.(Amazon)


Mon avis : 
Ce livre est un peu un hommage à la langue française mais aussi aux écrivains à travers le monde. Le style d’Alain Mabanckou est vraiment fluide et surtout très vivant, on a l'impression de l'avoir à côté de nous en train de nous raconter son histoire et l'histoire politique de l'Afrique. C'est non seulement une oeuvre (un peu) autobiographique mais aussi une invitation à découvrir certaines personnalités comme Le Clézio, entre autre. Ce n'est pas un roman mais cela se lit comme tel... lecture plutôt sympathique !

Ma note : 3.5/5

La petite barbare = Astrid Manfredi

La rage au ventre, le vide au cœur. La Petite Barbare, comme on l'appelle en prison, n'a pas baissé les armes. Ce qu'elle voulait ? Une coupe de champagne et la beauté du diable. Leur faire cracher, à ceux qui sont nés du bon côté, l'argent que son berceau de béton, d'échec, de haine, lui interdisait. La vie facile. Alors, elle a détourné les yeux. Laissé faire l'horreur. Pas de remords. Juste quelques mots, quelques mots d'un livre, et la possibilité infime d'une rédemption, peut-être... 

" Un premier roman qui cogne dur. Et vise juste. " Le Parisien / Aujourd'hui en France

" Une écriture fougueuse et survoltée, qui alterne violence et tendresse, vulgarité et ode à Duras. " 20 minutes

Cet ouvrage a reçu le premier prix Régine Deforges

(Amazon)

Mon avis : 
Je n'ai pas aimé cette lecture, bien trop de violence et de non respect mais c'est, en même temps, ce qui fait sa force puisqu'il nous marque. Heureusement qu'il ne fait que 144 pages, je n'en aurais pas supporté davantage. 
Il faut avouer que c'est un style, le style de l'auteur mais sincèrement je n'ai trouvé aucun intérêt ni éprouvé aucun plaisir. 

Ma note : 1/5

Le retour de Perry Mason = Thomas Chastain

Quatrième de couverture

Perry Mason, le célèbre avocat, personnage créé par Erle Stanley Gardner, fut le héros de 82 ouvrages. Aujourd'hui, il nous revient grâce à Thomas Chastain qui nous conte par le détail l'histoire d'un procès très délicat au cours duquel Mason se montre encore une fois un défenseur de grand talent. Pourtant l'affaire se présentait très mal.
Mon avis : 
Se replonger dans un Perry Mason est un délicieux moment passé. Son enquête est passionnante et il me fait un peu  penser au lieutenant Colombo sauf que Mason est avocat. Les scènes de tribunal sont captivantes. On a hâte de connaître la fin. En attendant, nous vivons avec lui l'avancée de son enquête. 
Les dialogues sont pertinents, les personnages sympathiques et l'histoire est prenante. 
Ma note : 5/5

dimanche 26 mars 2017

Jane Eyre = Charlotte Brönte

Jane Eyre, orpheline à dix ans, est maltraitée par les Reed chez qui elle a été placée. Envoyée à Lowood, une institution rigide, elle y souffre de privations et de nouvelles brimades. Elle s’y fait une amie, Helen Burns, emportée par une tuberculose due aux mauvaises conditions sanitaires de l’internat – tout comme Maria Brontë, morte en bas âge à Cowan Bridge.
Jane saura pourtant s’adapter et – tout comme Charlotte Brontë – devient professeur après six ans d’études. Une annonce passée dans un journal lui permet de devenir gouvernante : la voilà chargée de l’éducation d’Adèle, la protégée de Mr Rochester, riche propriétaire du château de Thornfield-Hall… dont elle s’éprend sans savoir qu’il est mariée à une folle enfermée au grenier. Elle l’apprendra le jour même de leurs noces…
Hors de toute geste héroïque, Jane Eyre se révolte à sa manière contre la fatalité de sa condition et, dans une certaine mesure, contre l’ordre social. Charlotte Brontë ne s’est jamais cachée d’avoir emprunté à sa propre vie dans ce roman (1847) dont le sous-titre français – Mémoires d’une institutrice – est éloquent. (Amazon)

Mon avis : 
L'histoire de cette pauvre Jane nous captive jusqu'à la fin. Charlotte Brontë est une conteuse hors-paire. L'histoire est fluide débarrassée de toute longueur même si par moment on pourrait s'y tromper. Son récit tient la route, les personnages ont tous une personnalité bien à eux et Jane Eyre malgré son côté chétif est une jeune femme qui a du plomb. 
Pour un classique, on ne s'ennuie pas. 
Elle décrit bien aussi les différentes classes sociales mais avec beaucoup de justesse et de pudeur. Le relation à Dieu ou à la religion est très présente mais cela ne dérange pas. 

Ma note : 4/5

samedi 11 mars 2017

Theodore Boone T01 = John Grisham

Extrait
Théodore Boone, qui était fils unique, prenait son petit déjeuner tout seul. Son père, un avocat très occupé, avait l'habitude de partir chaque jour dès 7 heures et de retrouver des amis, toujours au même snack du centre-ville, pour échanger des nouvelles. La mère de Théo, elle aussi avocate et elle aussi très occupée, essayait de perdre cinq kilos depuis dix ans et s'était persuadée que son petit déjeuner devait se limiter à prendre un café en lisant le journal. Théodore mangeait donc seul dans la cuisine, céréales au lait froid et jus d'orange, un oeil sur la pendule. Chez les Boone, il y avait des pendules partout, preuve manifeste qu'ils étaient des gens organisés.
Théodore n'était pas entièrement seul. À côté de lui, son chien mangeait lui aussi. Juge était un bâtard parfait, dont l'âge et le pedigree resteraient à jamais un mystère. Théo l'avait sauvé de la mort in extremis, deux ans plus tôt, quand il était passé devant le tribunal des animaux pour la seconde fois - et Juge lui en était toujours reconnaissant. Il aimait les céréales, les mêmes que Théo, avec du lait entier, jamais de lait écrémé, qu'ils mangeaient ensemble en silence, tous les matins.
À 8 heures, Théo rinça les bols dans l'évier, remit le lait et le jus de fruits dans le frigo, alla jusqu'au bureau et embrassa la joue de sa mère.
- Je pars au collège.
- Tu as l'argent pour le déjeuner ?
Elle lui posait cette même question cinq matins par semaine.
- Comme toujours.
- Et tu as fini tes devoirs ?
- Tout est parfait, maman.
- Et je te vois quand ?
- Je passerai après les cours.
A la sortie du collège, Théo s'arrêtait toujours au bureau de sa mère, ce qui n'empêchait pas Mrs Boone de le lui demander tous les jours.
- Fais attention à toi, lui dit-elle, et rappelle-toi de sourire.
Cela faisait plus de deux ans que Théo portait un appareil dentaire dont il voulait désespérément se débarrasser. Et pendant ce temps, sa mère lui rappelait en permanence de sourire pour que le monde soit plus heureux.
- Mais je souris, m'man.
- Je t'aime, Teddy.
- Moi aussi, maman.
Revue de presse
Grisham est un maître ! --The Washington Post

John Grisham est notre meilleur écrivain --New York Times


Résumé :
Théo Boone, 13 ans, fils unique de parents avocats, partage son temps libre entre des visites au juge Henry Gantry et le cabinet de ses parents. Il recueille malgré lui le témoignage terrifié d'un clandestin : il détient des éléments accablants dans le plus important procès pénal que la ville ait connu, celui de Pete Duffy, accusé du meurtre de son épouse Myra. Mais, s'il raconte, il sera arrêté. (Amazon)

Mon avis : 
J'ai bien apprécié ce petit roman qui explique clairement les termes juridiques et le système judiciaire. 
Theo est un jeune garçon plein d'entrain et de réflexion ce qui donne un vrai charme à la lecture. J'ai trouvé un peu dommage que de nouveaux éléments n'arrivent qu'à la fin mais cela n'enlève pas le charme de l'histoire puisque la suite se trouve dans le prochain volume. Finalement, ce n'est pas plus mal... 
Un roman jeunesse simple d'accès et enrichissant. 

Ma note : 4/5

mardi 21 février 2017

Je communique avec les défunts = Alain Joseph Bellet

Confronté depuis l’âge de six ans à des phénomènes paranormaux, Alain Joseph Bellet raconte dans ce récit autobiographique la naissance et l’évolution de ses facultés médiumniques, mais aussi ses difficultés à les accepter et à les partager. Une histoire jalonnée d’événements extraordinaires, qui semblent attester de l’existence d’un au-delà.
Manifestations, révélations, perceptions ont orienté et guidé son existence. Au fil des années, Alain Joseph Bellet est parvenu à reconnaître ce don comme une chance qu’il met au service de ceux qui souffrent de la perte d’un être cher.
« Je me fonde sur les contacts et messages de l'au-delà que je reçois pour vous dire que nos chers disparus nous parlent bien souvent de “la relation à l'autre” et des regrets qu'ils ont de ne pas avoir été dans l'Amour Inconditionnel. », dit-il. En consultation comme lors de ses conférences, il montre qu’il communique avec les défunts et peut ainsi transmettre à leurs proches de précieux messages. (Amazon)

Mon avis : 
Vraiment très impressionnant ce récit. On comprend les douleurs que peuvent éprouver ces personnes dotées de ce don qui leur est tombé sur le coin du nez. Joseph Bellet nous explique clairement les différents phénomènes vécus et combien il est difficile pour un médium, un vrai, de vivre avec cette capacité. 
Un témoignage très intéressant qui nous permet de faire la part des choses entre charlatans et vendeurs de rêves. 

Ma note : 4/4

mercredi 15 février 2017

Le vicomte pourfendu = Italo Calvino

Que se passe-t-il lorsqu'un homme rentre de la guerre avec seulement la moitié droite de son corps ? Quelle vie peut-il espérer mener ? Quelle possibilité s'offre à lui quand sa seconde moitié réapparaît ? Et quelle morale doit-on tirer de cette histoire ? Vous le découvrirez en lisant l'histoire du vicomte Médard de Terralba qui est confronté aux deux parties de son être, l'une qui ne cherche qu'à faire le mal et l'autre qui pèche par excès de bonté. Conte philosophique qui fait la part belle à l'humour, ce récit permet d'approfondir l'étude du texte narratif, de travailler l'argumentation et de revoir les notions de merveilleux et de fantastique. Premier volet d'une trilogie, gageons que ce conte donnera aux élèves l'envie de connaître les deux autres. (Amazon)

Mon avis :
Que dire si ce n'est un texte un peu casse-pied à lire ?  Un peu tordu pour moi. 
On aborde la notion du bien et du mal, de la vérité et de l'illusion... j'ai eu beaucoup de mal à me poser avec livre. Peut-être faudrait-il le relire à tête reposée? Oui, je pense ;)

Ma note : 2/5