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Affichage des articles du mai, 2013

Un coeur simple

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L'Histoire d'un coeur simple est tout bonnement le récit d'une vie obscure, celle d'une pauvre fille de campagne, dévote mais mystique, dévouée sans exaltation et tendre comme du pain frais. Elle aime successivement un homme, les enfants de sa maîtresse, un neveu, un vieillard qu'elle soigne, puis son perroquet ; quand le perroquet est mort, elle le fait empailler et, en mourant à son tour, elle confond le perroquet avec le Saint-Esprit. Cela n'est nullement ironique comme vous le supposez, mais au contraire très sérieux et très triste. (Amazon)

Mon avis : 
Que dire à ce récit ? Félicitée, devenue la servante d'une veuve bourgeoise... on suit son évolution avec grand intérêt en se demandant à chaque page tournée quand cette pauvrette allait enfin pouvoir vivre pour elle. Les descriptions sont magnifiques et ne freinent pas le rythme. Je ne sais pas comment décrire cet instant passé avec ce récit de FLaubert mais on se sent enveloppé de compassion. 

Ma note : 3…

L'appel du pied

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Revue de presse
Sujet : Deux jeunes adolescents japonais se retrouvent dans le même lycée et donc dans la même classe. Leurs états d'âme vont servir de trame au récit. En effet, l'adolescent est un fan obsessionnel d'un mannequin japonais. Muré dans cet univers solitaire, il collectionne les photos, les vêtements et les gadgets de la jeune fille. Sa seule amie est une adolescente asociale et en crise mais qui le fascine car elle a eu le bonheur de croiser son idole...
Commentaire : Ce roman imprégné du désespoir de la jeunesse japonaise laisse un profond malaise après sa lecture. La vie est donc si triste, si solitaire et sans espoir. Il n'y a aucune vie de famille, ces jeunes japonais sont laissés seuls devant les vicissitudes de la vie et l'on reste mal à l'aise devant cet univers si peu compréhensible. Le style très moderne emploie le langage familier des jeunes entre eux. Il est à noter que même la conception de l'amour est vue sous un autre angle : il pa…

Tous les matins du monde

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Présentation de l'éditeur
Le violiste Marin Marais, au crépuscule de sa vie, se souvient de son maître, Sainte Colombe. Janséniste austère et intransigeant, Monsieur de Sainte Colombe cherche la perfection en tout. A ses côtés, le jeune Marin Marais apprend la viole de gambe bien sûr, mais aussi l'amour avec Madeleine. Alain Corneau a réalisé Tous les matins du monde comme s'il peignait une toile tout en clair-obscur. Au son lancinant de la viole de gambe répondent la voix de Gérard Depardieu et la langue épurée de Pascal Quignard. --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.
Quatrième de couverture
«Il poussa la porte qui donnait sur la balustrade et le jardin de derrière et il vit soudain l'ombre de sa femme morte qui se tenait à ses côtés. Ils marchèrent sur la pelouse.Il se prit de nouveau à pleurer doucement. Ils allèrent jusqu'à la barque. L'ombre de Madame de Sainte Colombe monta dans la barque blanche tandis qu'il en r…

La tête en friche

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«Ce qu'ils mettent au dos des romans, je vais vous dire, c'est à se demander si c'est vraiment écrit pour vous donner l'envie. En tout cas, c'est sûr, c'est pas fait pour les gens comme moi. Que des mots à coucher dehors - inéluctable, quête fertile, admirable concision, roman polyphonique... -et pas un seul bouquin où je trouve écrit simplement : c'est une histoire qui parle d'aventures ou d'amour -ou d'Indiens. Et point barre, c'est tout».

Marie-Sabine Roger joue du plaisir des mots avec humour et intelligence. Le tour de force de ce roman tient aussi dans l'émotion qu'il suscite chez le lecteur. Un roman «populaire», dans le très bon sens du terme ! (Amazon)

Mon avis : 
Fraîcheur, tendresse et attendrissement... un homme qui s'exprime comme il peut avec les mots restreints qu'il trouve dans son propre répertoire mais qu'il emploi avec une telle pureté, une telle pertinence. Ses échanges avec Margueritte sont savoureux. 
Un…

14 de Jean Echenoz

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Cinq hommes sont partis à la guerre, une femme attend le retour de deux d'entre eux. Reste à savoir s'ils vont revenir. Quand. Et dans quel état.

Comme il l’avait fait pour Courir et Des éclairs, c’est Jean Echenoz lui-même qui lit 14, donnant ainsi à son roman cette dimension d’intimité et d’humanité que ne peut écraser le terrifiant chaos qui va broyer des millions d’hommes. (Amazon)

Mon avis : 
Des descriptions physiques, un texte en perpétuel mouvement, des états, une narration à la 3e personne et des personnages dont trois qui occupent le coeur de l'histoire. "14", l'année de la mobilisation, le commencement de l'horreur... cette oeuvre se lit et doit se lire d'une traite pour vivre ce récit dans son intégralité. Les phrases sont longues mais rythmées par des virgules encombrantes, ce qui donne une "vie" à cette histoire. On s'imagine aisément à la place de chaque personnage. Je n'ai pas particulièrement apprécié cette lecture mais…