Quatrième de couverture :
Dans l'East End, banlieue sinistrée du sud-est de Londres, le danger et la violence sont l'ordinaire. Susan y joue des seules armes dont elle dispose : l'humour et l'amour infini qu'elle porte à Barry, son mari, le caïd à la gueule d'ange. Mais Barry ne sait pas l'aimer, et la frappe à la moindre contrariété. Un soir, dans un acte désespéré, Susan lui fait éclater le crâne à coups de marteau. Sa seule certitude, c'est d'avoir protégé ses quatre enfants d'un monstre. Eux, au moins, lui auront échappé. On la transfère dans la cellule de Matilda Enderby, meurtrière elle aussi. Les destins de ces deux femmes vont se nouer à jamais. Personne n'aurait pu prédire quelles conséquences aurait leur rencontre...
Eh bien, je ne suis vraiment pas mécontente d'avoir été jusqu'au bout malgré la grande difficulté éprouvée une grande partie du début de l'histoire (en gros 300 pages)
Le vocabulaire employé est insoutenable malgré qu'il reflète bien l'ambiance des bas-quartiers défavorisés de Londres, là où les femmes survivent à la violence de leur mari et les hommes s'embringuent dans la violence la plus misérable qui soit. Tuer, violenter, frapper à mort n'est plus un secret, même la police n'en fait peu de cas.
Susan est la soeur aînée d'une de ces familles, paumée, elle va à l'école, elle aime lire (ce qui est peu commun apparemment dans cette société)... elle a une mère qui batifole, un père qui boit, la frappe et... abuse d'elle.
L'envie de se sortir de cet enfer la démange. Elle rencontre un garçon, plutôt beau gars, qu'elle épousera quelques années plus tard. Son mari n'est finalement pas meilleur que tous ces hommes qui se croient supérieurs à la gent féminine. Tout leur est accordé, bien évidemment. Il la maltraite, la prend quand ça lui chante, la bat, lui fait 4 gosses qu'elle va adorer et protéger comme elle peut jusqu'au jour où... ça dérape.
Elle se retrouve en prison pour meurtre...
Je pense quand même que toute cette grossièreté, vulgarité, aurait pu être évitée... la dernière partie du livre, le dénouement de l'histoire, est beaucoup plus soft.
J'ai quand même galéré, ce fut de la souffrance cette lecture (maso, moi ? euh... non, pourtant)
Donc voilà... j'en sors saine et sauve mais pas tout à fait indemne car c'est une histoire qui laisse des "séquelles" mine de rien...
Ma note : 0 pour le style d'écriture mais 4/5 pour l'histoire