dimanche 15 avril 2012

Wasurenagusa... ne m'oublie pas.


Présentation de l'éditeur

Après un premier mariage raté, Kenji Takahashi découvre qu'il est stérile. Accablé, il quitte la maison familiale. Seule compte encore pour lui sa nurse, Sono. Lorsqu'il fait la connaissance de Mariko, qui vit seule avec son fils Yukio, il en tombe amoureux et l'épouse contre l'avis de ses parents, qui le déshéritent. Quarante-six ans plus tard, retraité et affaibli, il recherche les traces de Sono. Au moment où il retrouve sa tombe, sur laquelle est inscrit le nom de la fleur de myosotis (wasurenagusa), il découvre le secret de ses origines et le malheur qui a frappé ses parents. (Amazon)

Mon avis : 

Une oeuvre qui met en valeur la vraie sensibilité japonaise. On est touché par l'histoire... qui a dit que les Japonais étaient rudes , froids et sans coeur ? Ici, vous avez la preuve du contraire. D'ailleurs, le Japonais n'est pas insensible, il a juste une façon différente de s'exprimer et de montrer ses sentiments. Bien entendu, les non-dits dans les familles ont toujours existé. 
J'ai hâte de découvrir les autres tomes... 

Ma note 5/5

vendredi 13 avril 2012

Héritage de Nicholas Shakespeare



Andy, un homme menant une vie plutôt monotone et ayant quelques problèmes à joindre les deux bouts à chaque fin de mois se rend aux funérailles d'un de ses anciens professeurs. Il pleut et son faire-part prend l'eau, l'encre a bavé. Il se trompe de chapelle et assiste à une autre cérémonie. Il va apprendre plus tard que le défunt léguait toute sa fortune aux personnes qui seraient présentes lors des derniers adieux. Se retrouvant à la tête d'une fortune du jour au lendemain, Andy va chercher à en savoir  plus sur ce mystérieux individu et au fil du temps, s'immiscer dans la vie de Christopher Madigan.


Mon avis : 



L'histoire commence par relater la vie monotone du personnage principal en insistant sur ses mésaventures. L'humour y est discrètement présent. Pas le temps de nous ennuyer ni de nous apitoyer sur le sort d'Andy car tout avance rapidement et rapidement nous nous retrouvons dans la vie du défunt. Je n'ai trouvé aucune description inutile dans ce roman. L'auteur écrit l'histoire d'un personnage dont on raconte l'histoire. Très vite on s'attache aux personnages. 




Il est intéressant de voir de quelle manière l'auteur arrive à nous captiver. On croit lire l'histoire de l'heureux gagnant mais pas du tout. De réelles surprises nous attendent de page en page. Au final, on découvre l'histoire de la vie d'un homme que peu de personnes auront connu.




Vous avez envie de passer un moment sympathique en vous fondant dans cette "drôle" d'histoire alors vous avez fait le bon choix. Ne vous fiez pas aux apparences et attachez-vous aux personnages. Ce roman ne vous chamboule pas mais vous permet de vous évader dans l'histoire de la vie privée de Christophe Madigan, le défunt. C'est une très  bonne lecture qui vous laisserait même dans la réflexion : et moi, si j'avais été à la place d'Andy, comment me serais-je comporter ? 


Merci à TOPLECTEUR France Loisirs pour l'envoi de ce livre. 


Petite note (Wikipedia)...

Nicholas Shakespeare (né le 3 mars 1957 à Worcester) est un romancier et biographe anglais.
Le 4 octobre 2008, Franck Pupunat le cita dans Motion F présentée par Franck Pupunat1. Le 22 janvier 2012, François Hollande, le confondant avec le célèbre dramaturge William Shakespeare, reprit cette citation dans un discours au Bourget : « Je me permets de citer Shakespeare, ils ont échoué parce qu'ils n'ont pas commencé par le rêve. »  => MDR !!!



Ma note : 4/5

mercredi 28 mars 2012

La dernière bagnarde


Marie, abandonnée par ses parents et travaillant honnêtement à Bordeaux dans une famille huppée en tant que domestique, est appelée pour embarquer sur un navire, direction le bagne. Le voyage jusqu'en Cayenne est long, les conditions d'hygiène et de vie sont épouvantables. Seules deux religieuses sont là pour surveiller ces femmes au beau milieu de tous ces marins posant leur regards vicieux sur elles. Arrivées à destination, c'est pire. Rien n'a été prévu pour "accueillir" ces femmes. Marie ne reverra plus la France. Elle apprendra à vivre avec la maladie, le danger et la mort sans jamais perdre la petite lueur d'espoir qui lui permettra de tenir jusqu'à la fin de sa désolante vie. 


Une lecture très agréable malgré la lourdeur de la situation et l'incompréhension de certains faits. L'auteur retrace la vie de ces femmes avec beaucoup de pudeur, sans un mot de trop ni de moins. Les passages difficiles sont évoqués sans exagération et nous en ressentons sans peine les souffrances de chacune. A travers une écriture énergique et sensible à la fois, j'ai éprouvé une grande compassion pour ces femmes. 

C'est belle une occasion de découvrir cette partie de l'Histoire que la littérature française nous a peu présentée. Ce roman nous permet d'aborder ce sujet sans trop de réticence. Les informations que nous fournit l'auteur sont, à ce stade, suffisantes pour nous donner envie d'en apprendre davantage. Nous connaissions l'existence du bagne pour les hommes ayant commis tout genre de délits, mais qui aurait cru que les femmes ont vécu un sort similaire ? A mon avis, c'était une solution comme une autre pour se débarrasser d'une classe sociale très basse, inutile à la croissance de la France… 

Un grand merci à France Loisir pour cette découverte qui va m’inciter à lire les autres ouvrages de cette auteure. 

Ma note : 4/5

lundi 12 mars 2012

Le Vampire d'Alexandre Dumas

Les plus grands textes vampiriques compilés pour la première fois dans une série de poche, avec un appareil critique établi par un spécialiste. Une sélection des uvres majeures qui ont contribué à façonner l imagerie populaire du seigneur de la nuit et à forger sa légende !

Des voyageurs attardés se replient de nuit vers le château espagnol de Tormenar, de sinistre réputation. Parmi eux, Juana, partie retrouver l'homme qu'elle aime, et Gilbert de Tiffauges, gentilhomme breton. Une goule travestie en mauresque surveille la scène. Dans le château vide, lord Ruthwen rejoint les voyageurs; mais le fiancé de Juana n'est pas au rendez-vous. Gilbert le découvre mort, un peu plus tard. Puis c'est le tour de Juana, et Gilbert frappe de son épée Ruthwen qui sort de la chambre où elle agonise. Convaincu malgré tout de l'innocence de l'homme qui dit être allé lui aussi au secours de Juana, Gilbert accomplit ses dernières volontés : il ne sera pas enseveli mais exposé aux rayons de la lune. Laissé seul, le mort se redresse et déploie ses ailes de chauve-souris... (Amazon)


Mon avis : 
Je vous avoue tout de suite que je me faisais une joie de lire cette oeuvre après avoir découvert Ponson du Térail et mon intuition ne m'a pas trompée. Les histoires de vampires de cette époques n'ont strictement rien à voir avec celles que l'on connaît aujourd'hui. Tout d'abord, il y a un vocabulaire courtois et un cadre tout aussi charmant qui nous permettent un petit voyage à travers le temps. 
Ce récit nous est conté sous forme d'une pièce de théatre. Les personnages sont sympathiques et on retrouve le personnage un peu "bêtas" (figurant dans les pièces de Molière) mais qui joue un rôle important. Ici, il est question d'amour mais aussi de rivalité entre un vampire et une goule. 
A la fin de la pièce, on y trouve une présentation approfondie de l'histoire du vampirisme. Très intéressant. Dumas nous en fait un exposé assez complets et nous cite quelques vampires connus. 
Enfin, je laisse découvrir cette oeuvre aux amateur d'histoires tragique (^_^)
Bonne lecture !!

Ma note : 4/5

dimanche 11 mars 2012

Le bal des ifs

Le roman commence par un écrit de la marquise de Pompadour : 
« J’ai trop de tourments à oublier… et tant de vilenies.Je réserve ces matières aux Mémoires qui, depuis quelque temps, meublent mes heures de loisir et que je livre ici. J’y conte par le menu les soubresauts d’une fortune singulière, avec tout ce qu’elle m’a permis de voir et de savoir, et qui est plus singulier encore. Il me paraît que c’est l’occupation rangée d’une femme qui ne se soucie plus de plaire, ou presque plus… Moi, Jeanne de Pompadour, après avoir tant aimé mon maître Louis XV, lutté pour l’approcher, l’envoûter, le garder, bataillé pour m’imposer à Versailles, me méfier des faux amis et des vrais traîtres, agir et non seulement séduire, j’entre désormais dans un âge où l’on se retourne à plaisir sur ce qu’on a pu réussir ou manquer.

Après dix-neuf ans passés auprès du Roi, je couche ces souvenirs avec toute la sincérité possible, ce qui m’amène à dire bien des choses, sur bien des gens. Accablée par la bêtise des dévots, mes ennemis jurés, déçue par la cupidité de quelques-uns de mes vieux amis de la finance, je ne me suis trouvé d’alliés véritables que dans les philosophes – et dans ma propre passion. Aujourd’hui, si je ne puis tout révéler sur les uns et les autres, du moins je ne veux pas mentir ; et je ne diminuerai jamais ni le mérite des braves ni l’incurie des sots.

Et pour tout dire, je serai payée de mes efforts si ces confessions peuvent aider de jeunes personnes à se diriger plus vite vers le bon et le vrai ! Marquise de Pompadour. »



Mon avis: 


Le récit est écrit à la première personne du singulier, le "je" vous entraîne en plein coeur de l'histoire. Les paysages y sont bien décrit et les endroits, bien situées.
Les mots viennent du coeur et la douceur ne manque pas à chaque évocation de Louis XV. Le seul petit hic serait sans doute que l'auteur y a voulu donner un peu trop de détails quant à la situation politique du moment. C'est dommage même si l'on sait que la marquise de Pompadour montrait un vif intérêt pour les affaires du roi, on est freiné alors que l'on venait tout juste de se perdre dans une bouffée d'amour ou d'émotion. 
Petite note : Le bal des ifs est un bal masqué qui avait été donné à l'occasion du mariage du dauphin Louis de France avec sa cousine Infante d'Espagne Marie-Thérèse.. Le roi l'a voulu masqué pour pouvoir se mêler à la foule incognito et on le soupçonne de s'être déguisé en if. 

Ma note : 3/5

vendredi 2 mars 2012

Le vampire

C'est un tout petit ouvrage très plaisant à lire. L'ambiance est cossue, élégante et on devine que derrière ces soieries se cache l'horreur. Je trouve que les histoire de vampire de l'époque sont beaucoup plus terrifiantes que celles que l'on rencontre aujourd'hui. La terreur n'est pas décrite franchement, on imagine, on devine et le coeur palpite.. on se laisse prendre par le suspens.
Il n'y a pas à dire!! Quelle belle écriture!

mardi 28 février 2012

Un seul corps


Présentation de l'éditeur
En pleine nuit, Emie quitte la maison familiale et disparaît. 
Quelques heures plus tard, on apprend que Mazeppa, le cheval 
qu'elle possède depuis l'enfance, a disparu lui aussi. "La jeune 
fille et le cheval : partis ensemble ? Pour aller où ? Il faut faire 
vite, car Emie est gravement malade. Sans ses médicaments, 
elle est condamnée. Ce livre est l'histoire d'une disparition et 
des efforts déployés pour retrouver une jeune fille. Mais c'est 
surtout l'histoire d'une quête insensée qui met les proches au 
défi d'accepter l'impensable. Une histoire que raconte un arbre 
planté en face de la vaste demeure. Emie a quelque chose à 
accomplir qui l'amènera à se hisser au-dessus d'elle-même et 
du monde. (Amazon)

Biographie de l'auteur
A contre-courant des idées reçues, Stéphanie Le Bail explore 
une passion muée en religion, une tragédie aux relents de 
conte philosophique. Dans ce livre où la nature tient le premier 
rôle, elle interroge la part de sauvagerie que l'on porte en nous. 
Elle questionne notre rapport au corps et à la mort, n'hésitant 
pas à braver les tabous. Un seul corps est son premier roman.


Mon avis : 
A travers le regard du cèdre bleu qui est dressé devant la maison, on pénètre dans la vie de cette famille. Il nous raconte, il nous partage ses commentaires. C'est ainsi que nous apprenons la disparition de cette jeune fille et de son cheval. Tout nous est conté avec simplicité et amour. Je me suis surprise à verser une larme à deux reprises. L'auteure connaît les chevaux et nous transmet cet amour qu'ils échangent avec une telle sensibilité que l'on à peine à croire qu'il s'agit d'une connexion entre un humain et un cheval. Le contenu est lourd au regard du contexte, l'histoire peu banale et la sensibilité omniprésente. 
Une belle oeuvre. Merci à Stéphanie pour cette magnifique découverte. 


Ma note : 4/5

Jiazoku = Maëlle Lefèvre

Kabuchiko, le quartier le plus dangereux de Tokyo, territoire des yakusas. Daisuke, membre du redoutable clan Kobayashi, dirige un vaste rés...