lundi 15 avril 2013
Je vais bien, ne t'en fais pas
Que peut-on attendre d'un frère aimé et admiré, disparu brutalement à la suite d'une querelle avec le père, sinon quelques nouvelles ? Un simple mot, comme "Je vais bien, ne t'en fais pas". Ce serait à peu près suffisant pour rassurer Claire, l'héroïne du premier roman d'Olivier Adam. En attendant un hypothétique retour, la jeune femme a quitté la banlieue pour être caissière dans un supermarché de Paris. Un travail sans importance pour une jeune femme sans importance. Une manière de penser à autre chose, entre deux rencontres anodines et dérisoires.
Olivier Adam a bâti son récit original sur la fuite de ce frère, prétexte pour parler tout doucement de la disparition, de l'absence, du mal-être. L'exercice se poursuit dans un style minimaliste où les éléments avancent sûrement, inexorablement, comme sur un tapis roulant.
Livre du non-dit, des secrets familiaux, tout en pointillés Je vais bien, ne t'en fais pas revêt les formes mécaniques d'un code-barre, la simplicité d'un ticket de caisse. Tous les éléments aussi d'un univers quotidien, ébauchés dans le détail, à coup d'anecdotes pleines de tendresse, de compassion juste. --Céline Darner
Présentation de l'éditeur
C’est le récit d’un drame familial, d’un cruel apprentissage de la vie et du monde du travail. C’est aussi un thriller psychologique : la disparition d’un être cher, le quotidien entre loisir et travail à la caisse du Shopi, et puis le suspense qui enveloppe ce trou noir, ce manque, voilà les trois chemins que suit Claire, jeune fille tendre et fragile, affaiblie par l’absence de son frère. Un roman réaliste aussi étonnant qu’émouvant sur la douleur de la séparation. (Amazon)
Mon avis :
Ce qu'on ressent à travers cette histoire c'est la présence permanente de l'absence. Une absence qui pèse, qui bouleverse les âmes. Et dans le même style, les non-dits agrémentent la vie des uns et des autres.
On se doute, on pressent sans jamais vraiment parvenir à une conclusion. La mélancolie règne, la nostalgie plane et la fin est renversante.
Ce n'est pas vraiment de la lenteur que l'on ressent à travers ce livre mais plutôt,on se sent absorbé par la spirale sans fin du mal-être.
Ma note : 3/5
vendredi 12 avril 2013
Install
Présentation de l'éditeur
L'étrange début dans la vie d'Asako, lycéenne de terminale qui a déserté la guerre des examens, et de Kazuyoshi, un petit génie de l'informatique de dix ans, qui se lancent tous les deux dans la gestion d'un site de conversations pornographiques sur Internet. Après avoir fait le tour des dangers et des mensonges du monde virtuel, Asako et Kazuyoshi retourneront à la solitude fondamentale de l'enfance face aux adultes et à l'avenir. Ecrit à dix-sept ans pendant ses vacances d'été, le premier roman de Wataya Risa : un subtil composé d'innocence et de perversité, d'allégresse et de désespérance.
Biographie de l'auteur
Wataya Risa est née en 1984 à Tokyo et elle est actuellement étudiante de troisième année d'anglais à l'université Waseda. A dix-neuf ans, elle a reçu le prestigieux prix Akutagawa (le Goncourt japonais) pour son deuxième roman, Appel du pied (paru aux éditions Philippe Picquier en 2005). --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre. (Amazon)
Mon avis :
Rien d'exceptionnel à cette histoire si ce n'est que l'on découvre la mentalité d'une lycéenne qui se pose un tas de questions existentielles qui sont les mêmes que se posent la majorité des lycéennes japonaises. On se rend compte à travers le récit de cette auteure à quel point leur mode de vie est différent du nôtre, à quel point le rapport enfant/parent ne ressemble en rien à celui que l'on connaît.
Ma note : 2,5/5
mercredi 10 avril 2013
Le dévouement du suspect X
Présentation de l'éditeur
Ishigami, un professeur de mathématiques, est amoureux de sa voisine, Yasuko Hanaoka. Celle-ci est divorcée et élève seule sa fille. Son ex-mari a retrouvé sa trace et la harcèle pour lui soutirer de l’argent. Elle le tue chez elle pour protéger sa fille qu’il a attaquée après que celle-ci lui a brisé un vase sur la tête. Ishigami, qui a tout entendu, y voit l’occasion de se rapprocher d’elle et lui propose son aide. Il entreprend alors de maquiller le crime en le considérant comme un problème de mathématiques à résoudre et donne ses instructions à la mère et à sa fille pour qu’elles se fabriquent un alibi et répondent correctement aux enquêteurs. Un corps nu, la tête éclatée et le bout des doigts brûlés, est bientôt retrouvé au bord du fleuve. L’inspecteur Kusanagi est chargé de l’enquête. Il consulte souvent Yukawa, un ancien camarade d’université qui, grâce ses facultés de déduction logique héritées de son éducation scientifique, l’aide sur certaines affaires. Seulement, le brillant physicien a également connu Ishigami à l’université et ignore encore que celui-ci est le complice du meurtre dont Kusanagi lui a parlé. Les trois condisciples se retrouvent alors pris dans une étrange relation dont ils ne pourront pas tous sortir indemnes. Alors que l’identité du cadavre, pourtant méconnaissable, est assez facilement établie, l’étau se resserre autour de Yasuko Hanaoka et son étrange voisin. Bien qu’Ishigami voie d’un mauvais œil la relation amoureuse que commence Yasuko avec un certain Kudo, il l’appelle tous les soirs pour savoir comment l’enquête se déroule et pour lui donner ses instructions. Si Ishigami fait preuve d’une logique implacable, jusqu’où est-il capable de se sacrifier pour celle qu’il aime en secret depuis toujours ? Ses intentions sont-elles véritablement honnêtes ? Un roman noir sur la folle logique de la passion, par l’un des maîtres absolus du suspense nippon.
Biographie de l'auteur
Keigo Higashino est né en 1958 à Osaka. Il est une des figures majeures du policier japonais. Le Dévouement du suspect X, qui a remporté le prestigieux prix Naoki en 2006, est le deuxième roman à paraître dans la collection “Actes noirs”, après La Maison où je suis mort autrefois (2010). (Amazon)
Mon avis :
On s'imagine un dénouement à la Agatha Christie mais rien de tout cela dans le déroulement de l'intrigue que l'auteur a tissé avec BRIO!! On est retourné à quelques pages avant la fin de l'histoire et on ne peut s'empêcher de lâcher un petit cri de stupéfaction. L'enquête est controversée entre un inspecteur qui se fie à son "flair de flic" et un physicien qui raisonne selon une logique mathématique. Bravo !
Je lirais ses autres romans mais VO puisqu'il n'y a eu que deux titres de traduits en français.
Ma note : 5/5++ Coup de Coeur
mardi 2 avril 2013
La maison où je suis mort autrefois
Présentation de l'éditeur
Sayaka Kurahashi va mal. Mariée à un homme d’affaires absent, mère d’une fillette de trois ans qu’elle maltraite, elle a déjà tenté de mettre fin à ses jours. Et puis il y a cette étonnante amnésie : elle n’a aucun souvenir avant l’âge de cinq ans. Plus étrange encore, les albums de famille ne renferment aucune photo d’elle au berceau, faisant ses premiers pas… Quand, à la mort de son père, elle reçoit une enveloppe contenant une énigmatique clef à tête de lion et un plan sommaire conduisant à une bâtisse isolée dans les montagnes, elle se dit que la maison recèle peut-être le secret de son mal-être. Elle demande à son ancien petit ami de l’y accompagner. Ils découvrent une construction apparemment abandonnée. L’entrée a été condamnée. Toutes les horloges sont arrêtées à la même heure. Dans une chambre d’enfant, ils trouvent le journal intime d’un petit garçon et comprennent peu à peu que cette inquiétante demeure a été le théâtre d’événements tragiques… Keigo Higashino compose avec La Maison où je suis mort autrefois un roman étrange et obsédant. D’une écriture froide, sereine et lugubre comme la mort, il explore calmement les lancinantes lacunes de notre mémoire, la matière noire de nos vies, la part de mort déjà en nous.
Biographie de l'auteur
Keigo Higashino est né en 1958 à Osaka. Auteur de nombreux romans, il est une des figures majeures du polar japonais. En 2006, il a reçu le prestigieux Prix Naoki pour Le Dévouement du suspect X. (Amazon)
Mon avis :
"A la recherche du souvenir de l'enfance perdu".
Sayaka, accompagnée de son ancien petit ami, essaie de remonter le temps afin de retrouver quelques bribes de souvenir de sa petite enfance. Seuls de petits indices parviennent lui fournir les pièces d'un puzzle qui s’emboîtent les uns aux autres. Pas un seul passage à blanc, pas de répit, l'histoire avance lentement mais sûrement. On a vraiment du mal à lâcher le livre jusqu'au dernier mot.
Ma note: 5/ 5
Sayaka Kurahashi va mal. Mariée à un homme d’affaires absent, mère d’une fillette de trois ans qu’elle maltraite, elle a déjà tenté de mettre fin à ses jours. Et puis il y a cette étonnante amnésie : elle n’a aucun souvenir avant l’âge de cinq ans. Plus étrange encore, les albums de famille ne renferment aucune photo d’elle au berceau, faisant ses premiers pas… Quand, à la mort de son père, elle reçoit une enveloppe contenant une énigmatique clef à tête de lion et un plan sommaire conduisant à une bâtisse isolée dans les montagnes, elle se dit que la maison recèle peut-être le secret de son mal-être. Elle demande à son ancien petit ami de l’y accompagner. Ils découvrent une construction apparemment abandonnée. L’entrée a été condamnée. Toutes les horloges sont arrêtées à la même heure. Dans une chambre d’enfant, ils trouvent le journal intime d’un petit garçon et comprennent peu à peu que cette inquiétante demeure a été le théâtre d’événements tragiques… Keigo Higashino compose avec La Maison où je suis mort autrefois un roman étrange et obsédant. D’une écriture froide, sereine et lugubre comme la mort, il explore calmement les lancinantes lacunes de notre mémoire, la matière noire de nos vies, la part de mort déjà en nous.
Biographie de l'auteur
Keigo Higashino est né en 1958 à Osaka. Auteur de nombreux romans, il est une des figures majeures du polar japonais. En 2006, il a reçu le prestigieux Prix Naoki pour Le Dévouement du suspect X. (Amazon)
Mon avis :
"A la recherche du souvenir de l'enfance perdu".
Sayaka, accompagnée de son ancien petit ami, essaie de remonter le temps afin de retrouver quelques bribes de souvenir de sa petite enfance. Seuls de petits indices parviennent lui fournir les pièces d'un puzzle qui s’emboîtent les uns aux autres. Pas un seul passage à blanc, pas de répit, l'histoire avance lentement mais sûrement. On a vraiment du mal à lâcher le livre jusqu'au dernier mot.
Ma note: 5/ 5
vendredi 22 mars 2013
La fille sauvage de Jim Fergus
En 1932, au cœur des territoires vierges de la Sierra Madre, un chasseur de pumas fait une bien étrange capture : celle de la Nina Bronca, jeune femme appartenant à l'une des dernières tribus apaches vivant à l'état " sauvage " dans les montagnes. Exposée aux yeux de tous comme une bête de foire, ligotée à moitié nue sur le sol glacial d'une cellule, elle ne souhaite plus qu'une seule et unique chose : se laisser mourir. C'est compter sans l'aide miraculeuse de Ned Giles, apprenti photographe qui, accompagné d'une courageuse anthropologue, d'un étudiant dandy et de deux éclaireurs indiens, va braver la mort et les dangers afin de ramener l'envoûtante sauvageonne parmi les siens. Au risque de croiser le chemin du terrifiant Indio juan, redoutable chef apache dont la barbarie n'a d'égale que sa monstrueuse difformité physique... " Un superbe roman. " Philippe Lemaire - Le Parisien / Aujourd'hui en France
Mon avis :
Une histoire écrite sous forme de "mémoires" ou de journal. Très bien écrit et vivant. Une Expédition est lancée pour aller chercher un petit mexicain qui avait été capturé par les Apaches. On vit cette aventure à travers la plume de l'auteur qui nous fait part des écrits d'un jeune photographe des année 30. Il dit bien à la fin qu'il est parti d'une base réelle en y mêlant un peu de fiction. Mais c'est qu'on s'y croit dans la Madre Sierrau beau milieu de la Rancheria en compagnie des Apaches (pas toujours sympathiques).
Une réplique d'un ancien Apache faite à un Blanc m'a marquée : "Vous arrivez chez NOUS, Oeil-Blanc, avec vos armées, vos fusils, vos canons. Vous nous volez nos terres, vous massacrez tous les Indiens qui encombrent votre route et vous parquez ce qui reste dans les réserves. Et ensuite, vous nous demandez de nous battre loyalement? Comment croyez-vous qu'une tribu de quelques milliers de personnes a survécu à 300 ans de persécution? Comment avons-nous fait pour ne pas finir exterminés, comme vous dites si bien, chef? Je vais vous le dire, MOI, en oubliant d'être loyaux. Quant aux atrocités dont vous parlez, c'est vous, Oeil-Blanc, vous les Espagnols, vous les Mexicains, qui vous nous avez montré comment s'y prendre."
Ce livre me faisait de l'oeil depuis un moment et je suis ravie de l'avoir eu en main.
Ma note : 5/5
Mon avis :
Une histoire écrite sous forme de "mémoires" ou de journal. Très bien écrit et vivant. Une Expédition est lancée pour aller chercher un petit mexicain qui avait été capturé par les Apaches. On vit cette aventure à travers la plume de l'auteur qui nous fait part des écrits d'un jeune photographe des année 30. Il dit bien à la fin qu'il est parti d'une base réelle en y mêlant un peu de fiction. Mais c'est qu'on s'y croit dans la Madre Sierrau beau milieu de la Rancheria en compagnie des Apaches (pas toujours sympathiques).
Une réplique d'un ancien Apache faite à un Blanc m'a marquée : "Vous arrivez chez NOUS, Oeil-Blanc, avec vos armées, vos fusils, vos canons. Vous nous volez nos terres, vous massacrez tous les Indiens qui encombrent votre route et vous parquez ce qui reste dans les réserves. Et ensuite, vous nous demandez de nous battre loyalement? Comment croyez-vous qu'une tribu de quelques milliers de personnes a survécu à 300 ans de persécution? Comment avons-nous fait pour ne pas finir exterminés, comme vous dites si bien, chef? Je vais vous le dire, MOI, en oubliant d'être loyaux. Quant aux atrocités dont vous parlez, c'est vous, Oeil-Blanc, vous les Espagnols, vous les Mexicains, qui vous nous avez montré comment s'y prendre."
Ce livre me faisait de l'oeil depuis un moment et je suis ravie de l'avoir eu en main.
Ma note : 5/5
mercredi 20 mars 2013
La liste de mes envies
Jocelyne, dite Jo, rêvait d être styliste à Paris. Elle est mercière à Arras.
Elle aime les jolies silhouettes mais n a pas tout à fait la taille mannequin. Elle aime les livres et écrit un blog de dentellières. Sa mère lui manque et toutes les six minutes son père, malade, oublie sa vie.
Elle attendait le prince charmant et c est Jocelyn, dit Jo, qui s est présenté. Ils ont eu deux enfants, perdu un ange, et ce deuil a déréglé les choses entre eux. Jo (le mari) est devenu cruel et Jo (l épouse) a courbé l échine. Elle est restée. Son amour et sa patience ont eu raison de la méchanceté. Jusqu au jour où, grâce aux voisines, les jolies jumelles de Coiff Esthétique, 18.547.301 lui tombent dessus. Ce jour-là, elle gagne beaucoup. Peut-être. (Amazon)
Mon avis :
C'est un livre qui se lit très vite. L'écriture est plaisante et l'on oublie que l'auteur est un homme tellement sa plume est sensible par moment. Je dis "par moment" car quelque fois, oups, il dérape. C'est l'histoire d'un couple. Surtout de Jocelyne (mariée à Jocelyn). Une femme qui fait un peu l'inventaire de sa vie, des émotions ressentis dans le passé, dans le présent et pourquoi pas dans le futur. une femme qui mène une vie tranquille, je dirais même une vie banale. Et puis un jour, c'est un éboulement de terrain. Il est question de "débattre" sur la phrase "L'argent de fait pas le bonheur". Jocelyne essaie de le démontrer. Et puis, elle reconnaît aussi qu'avec l'argent, on peut réaliser ce qu'il y a de p lus improbable, changer l'insupportable. "Etre riche c’est voir tout ce qui est laid puisqu'on a l'arrogance de penser qu'on peut changer les choses. Qu'il suffit de payer pour ça."
"Réaliser le rêve des autres, c'était prendre le risque de les détruire."
Qu'y a-t-il de bon dans l'argent?
La fin est surprenante. Enfin, personnellement, je ne m'attendais pas à un tel dénouement...
Ma note : 3,5/5
vendredi 15 mars 2013
La chamane blanche = Olga Kharitidi
En résumé :
La chamane blanche
Une jeune et brillante psychiatre russe, Olga Kharitidi, est appelée à partir au coeur de la Sibérie à la rencontre d'une véritable charnane Oumaï.
Le Mot de l'éditeur :
La chamane blanche
Alors qu'elle combat sans relâche la puissance et l'efficacité du chamanisme, une jeune et brillante psychiatre russe, Olga Kharitidi, est appelée à partir au coeur de la Sibérie à la rencontre d'une véritable charnane Oumaï. En l'initiant aux secrets de la guérison mentale, celle-ci lui fait découvrir la nature véritable de l'âme humaine. Transformée, confrontée à des expériences de plus en plus profondes, Olga Kharitidi finira par faire sienne cette magie, au point de l'intégrer à l'exercice quotidien de son métier. (Fnac)
Mon avis :
Peut-on conjuguer "psychiatrie" et "spiritualité" ? Oui. Olga nous le démontre. Pour libérer quelqu'un d'un mal "psychologique" il ne suffit pas de diagnostiquer selon le vécu de la personne. Bien au-delà de cette analyse, le mal se trouve en nous et ne nécessite aucun remède chimique pour le chasser. Une parole qui déroge à la loi de l'analyse psychiatrique suffit à remettre une personne sur le rail. Il suffit d'écouter son corps et son esprit, d'aller puiser dans le Lac de l’Esprit pour y trouver une réponse.
Cette lecture, loin d'être apaisante, nous donne à réfléchir sur la méthode de nos ancêtres les plus éloignés et nous emmène sur la voie de la réconciliation avec nous-même..
Ma note : 4/ 5
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