dimanche 13 juillet 2014

L'insolente de Kaboul

Biographie de l'auteur
Chekeba Hachemi est née en 1974 à Kaboul dans une famille bourgeoise et influente. Elle a onze frères et soeurs. Son père était gouverneur, un homme proche du peuple qui est mort quand elle avait deux ans mais qui a toujours incarné son modèle. A l'âge de onze ans, alors que sa mère décide que leur tour est venu de fuir l'occupation soviétique, Chekeba se trouve séparée d'elle et va traverser la passe de Khaibar avec un passeur menaçant. Onze jours de terreur, dans les montagnes, qui lui ouvriront les yeux sur la réalité de la violence de l'occupation russe. En 1999, Chekeba décide qu'il est temps de rencontrer ce Massoud pour lequel l'association qu'elle a créée, trois ans plus tôt, récolte des fonds en vue d'ouvrir des écoles dans le Panshir. Elle redécouvre son pays plongé dans la guerre et devient proche du célèbre commandant, qui voit en elle une aide précieuse pour sensibiliser la communauté internationale à la lutte contre les talibans. En septembre 2001, Massoud est assassiné, les tours tombent, les talibans sont défaits ; Chekeba entre dans Kaboul libéré et devient la première femme diplomate afghane en poste à Bruxelles. En 2005, elle est nommée conseillère auprès du vice-président à Kaboul. Puis, en 2007, ministre-conseiller à Paris. En 2009, après avoir dénoncé la corruption et lassée de constater qu'aucun changement ne répond à son appel, elle décide de donner sa démission. (Amazon)

Mon avis : 
Récit intéressant. La narratrice nous raconte son parcours de femme réfugiée mais aussi celle d'une femme qui a voulu s'en sortir afin de pouvoir aider son pays. Elle avait une dizaine d'année quand elle est arrivée en France et ne parlant pas un mot de français. A force de persévérance elle décroche quand même son baccalauréat et intègre une grande école tout en s'occupant de sa mère et consacrant le reste de son temps aux petits boulots et aux études. Elle réussit à monter une association et se bat pour la cause des femmes afghanes. Son audace la mènera jusqu'au commandant Massoud qui se prend d'amitié pour elle. Ce n'est pas sans mal qu'elle parvient à obtenir un semblant de satisfaction et c'est surtout grâce au personnes qui ont croisées son chemin qu'elle a pu accomplir certaines choses. 

Ma note : 4/5

mardi 8 juillet 2014

Un uniforme sous la burka

Menacée de mort par les Talibans, lâchée par sa hiérarchie, Jamila refuse pourtant obstinément de raccrocher l'uniforme. Depuis son plus jeune âge, elle ne rêve que d'être policière pour servir son pays. Sans pouvoir imaginer que cette vocation tenace va transformer sa vie en un combat incessant. Etre femme et flic en Afghanistan : une gageure que Jamila entend bien relever. Alors, depuis plus de quarante ans, cette héroïne anonyme lutte contre l'ordre ancestral des choses, contre la dictature d'une société patriarcale, contre la dérive fondamentaliste qui menace l'Afghanistan. Une guerre quotidienne, qu'elle mène avec courage et obstination. Au péril de sa vie. Cet ouvrage est coécrit par Manon Quérouil, grand reporter spécialisé sur la zone Moyen-Orient et la condition féminine à travers le monde. (Amazon)

Mon avis :
Un témoignage historique qui ne ment pas. Ce récit de vie est poignant et vous révolte. Jamila nous livre toute l'histoire de sa vie encore menacée aujourd'hui. Cette femme n'a pas le profil de la femme afghane traditionnelle, son caractère bien trempé lui vaudra de flirter avec la mort au quotidien.
Très bon livre à travers lequel nous apprenons énormément sur ce peuple qui souffre depuis bien trop  longtemps.

Ma note : 5/ 5

mercredi 2 juillet 2014

Dans la mer il y a des crocodiles

Dix ans, ou peut-être onze. Enaiat ne connaît pas son âge, mais il sait déjà qu'il est condamné à mort. Être né hazara, une ethnie haïe en Afghanistan par les Pachtounes et les talibans, est son seul crime. Pour le protéger, sa mère l'abandonne de l'autre côté de la frontière, au Pakistan. Commence alors pour ce bonhomme "pas plus haut qu'une chèvre" un périple de cinq ans pour rejoindre l'Italie en passant par l'Iran, la Turquie et la Grèce. Louer ses services contre un bol de soupe, passer les frontières dissimulé dans le double-fond d'un camion, braver la mer en canot pneumatique, voilà son quotidien. Un quotidien où la débrouille le dispute à la peur, l'entraide à la brutalité. Mais comme tous ceux qui témoignent de l'insoutenable, c'est sans amertume, avec une tranquille objectivité et pas mal d'ironie, qu'il raconte les étapes de ce voyage insensé.  (Amazon)
Mon avis :
Une mère est obligée de se séparer de son fils pour essayer de lui épargner la mort. Elle l'emmène secrètement chez une connaissance qui se chargera d'aiguiller le petit Enaiat alors âgé (on pense) de 10 ans. De l'Afghanistan, il part au Pakistan, trouve du travail et parvient à économiser assez pour entre prendre un voyage en clandestin en Iran, puis en Turquie, en Grèce pour enfin arriver en Italie. Il nous relate ses péripéties et ses voyages interminables et dangereux avec beaucoup d'humilité.
Cette lecture vous fait battre le cœur jusqu'à la fin et vous vivez avec lui le courage qui l'anime pour parvenir au bout de son voyage.
C'est une découvert qui m'a beaucoup touchée.
 
Ma note : 5/5

mercredi 25 juin 2014

Ainsi résonne l'écho infini des montagnes




En Afghanistan, des années 1950 à nos jours, mais aussi à Paris dans les années 1970, en Californie dans les années 2000 et sur une île grecque aujourd’hui. A Shadbagh, un minuscule village agricole, Abdullah, 10 ans, s’occupe de sa petite sœur Pari. Entre les deux enfants, le lien est indéfectible, ce qui leur permet d’oublier la mort de leur mère, les absences de leur père qui cherche désespérément du travail et ces jours où la faim les tenaille encore plus qu’à l’habitude. Un jour, leur père décide de partir pour Kaboul où l’oncle Nabi lui aurait trouvé un emploi et d’emmener Pari avec lui. Abdullah sent qu’il se trame quelque chose. Et de fait, leur père, préférant « couper un doigt pour sauver la main », vend Pari à la riche famille pour laquelle travaille Nabi. Une séparation déchirante qui pèsera sur toute la vie d’Abdullah, même après son exil aux Etats-Unis. La petite Pari oublie et grandit à Paris où sa mère, Nila, trop libre pour la société afghane, s’est enfuie au milieu des années 50. Nabi est resté auprès de Suleiman, le mari de Nila, devenu handicapé suite à un AVC. Des années plus tard, bien après la chute des Talibans, Abdullah n’a pas oublié Pari qui, elle, n’a jamais pu combler une sensation de vide, comme s’il lui manquait quelque chose d’indispensable, dont elle ignorait tout…

Biographie de l'auteur
Khaled Hosseini est né à Kaboul, en Afghanistan, en 1965. Fils de diplomate, il a obtenu avec sa famille le droit d’asile aux États-Unis en 1980. Son premier roman, Les Cerfs-volants de Kaboul (Belfond, 2005 ; 10/18, 2006), a connu un succès phénoménal dans le monde entier et devenu un livre-culte. Deux ans plus tard, Hosseini transformait l’essai avec Mille soleils splendides (Belfond, 2007 ; 10/118, 2008), roman déchirant qui l’installait définitivement au sommet de la littérature internationale. Après une attente fébrile de sept ans, la parution de son troisième roman, Ainsi résonne l’écho infini des montagnes, a été saluée dans de nombreux pays comme un des plus grands événements éditoriaux récents. (Amazon)

Mon avis : 
A travers plusieurs récits de vie, Hosseini nous décrit les joies et les peines de ses personnages qui ont certainement existé. La vie de chaque personnage est racontée sous des angles très et des points de vue très différents. Il nous fait "goûter" à la misère mais que la guerre a apporté dans ce pays alors plein de richesses humaines. Mais on y lit aussi de la tendresse à travers toute cette souffrance. 
Ce qui est un peu dommage, c'est qu'il y a un grand nombre de personnages et on s'y perd un peu. Certains se voient racontés en détails alors que d'autres ne sont pas assez approfondis. 
C'est mon premier roman de cet auteur et je tiens à lire d'autres tires. 

Ma note : 3,5/5

dimanche 25 mai 2014

Ma vie de Geisha

Quatrième de couverture : 
" On a dit de moi que j'étais la plus grande geisha de ma génération. Certes, j'ai recueilli les plus beaux succès. Mon destin a été jalonné d'extraordinaires défis et de merveilleuses gratifications. Et pourtant les astreintes de ce qui est plus qu'une profession - un véritable sacerdoce - m'ont finalement poussée à l'abandonner... Il est temps de lever les voiles du mystère qui plane autour de la vie des geishas. Je veux briser un silence vieux de trois cents ans. Je vous invite à me suivre dans le monde des fleurs et des saules, le monde de Gion-Kobu. "
Voici le témoignage exceptionnel de celle qui fut, à maints égards, la dernière incarnation d'un art de vivre séculaire. Jugée digne, à l'âge de trois ans, de devenir l'héritière de la " maison de geishas " la plus prisée de Kyoto, Mineko Iwasaki décide de quitter ses parents pour les sauver de la misère. On lui apprend la danse, la musique, la calligraphie, la discipline. Mais elle découvre peu à peu, derrière les kimonos de soie et les réceptions prestigieuses - où magnats de l'industrie, monstres sacrés du cinéma et têtes couronnées se disputent sa compagnie -, que la condition des geishas, peu instruites et soumises au bon vouloir de leurs clients, n'évolue pas dans le Japon post-féodal...

Mon avis : 
Voilà une biographie intéressante truffée de nombreuses informations sur la réelle vie d'une Geisha et son véritable rôle dans sa vie d'artiste. Mineko Iwasaki nous relate tout son parcours depuis son plus jeune âge. Fini les idées reçues sur les Geisha!! J'ai énormément apprécié le côté simple et pudique des descriptions qu'elle fait en parlant de sa propre vie. En tout cas, cette femme avait du caractère et c'est sans doute le secret de sa réussite. 

Ma note : 5/5

mardi 15 avril 2014

La cour des innocents

La cour des innocents Innocent, e (adjectif et nom commun) : . Qui ne fait pas de mal. . Qui n'est pas coupable. . Qui ignore le mal. . Naïf, simple d'esprit. Non coupables, fous, irresponsables, ingénus, ils ont tous un alibi valable : ils étaient victimes d'eux-mêmes au moment des faits. Ce sont des choses qui arrivent et dont on parle à travers ces quinze instantanés d'histoires, parfois sombres, souvent cyniques, mais toujours à l'humour ravageur. On y croise des enfants, des vieux qui jouent, un clochard et un requin-marteau. Mais aussi des guest stars telles que Thierry Rolland, Dieu ou la maman de Jacky du Club Dorothée. À noter que le policier des Village People a décliné l'invitation. « Joyeusement féroce ! » Alain Emery (amazon)

Mon avis : 
Humour grinçant, chutes inattendues, scènes de désespoir, scènes macabres parfois farfelues... ce recueil de nouvelles est particulier. Les histoires se suivent mais ne se ressemblent guère... cette lecture m'a laissée un peu... perplexe. Ni bon ni mauvais, je pense qu'il faut s'en faire une opinion....

Ma note : 2,5/5

Hex Hall, L'académie des sorcières 1

Quand on est expédié à Hex Hall pour usage inapproprié de la magie, qu'on doit empêcher une vampire aux cheveux roses de prendre feu, lutter contre trois ravissantes sorcières aussi dangereuses que des top models en manque de magazines et résister à un séduisant sorcier très très agaçant, on n'a aucun besoin qu'une élève soit retrovée vidée de son sang. C'est pourtant ce qui arrive à Sophie Mercer, une sorcière qu'il ne faut surtout pas énerver. (Amazon)

Mon avis : 
J'ai découvert ce roman dans le cadre d'une Lecture Commune et j'avoue m'être complètement plongée dans l'histoire... ni trop sorcière ni trop monstre, l'histoire est pleine de rebondissements. On y rencontre un suspens réel qui nous tient en haleine jusqu'au bout. 

Ma note : 5/5

Jiazoku = Maëlle Lefèvre

Kabuchiko, le quartier le plus dangereux de Tokyo, territoire des yakusas. Daisuke, membre du redoutable clan Kobayashi, dirige un vaste rés...