dimanche 10 août 2014

Illusions - Le Messie récalcitrant

Quatrième de couverture
" La balade en avion (...) n'était pour moi que routine (...). Ce qui était un événement pour moi, c'était ce personnage avec qui je volais... sa manière incroyable de foire marcher son appareil, et toutes les choses étranges qu'il avait dites pour l'expliquer. " Richard, aviateur confirmé, est fasciné par un coucou, mais plus encore par son pilote. Qui peut être assez farfelu pour tenir le manche de ce vieux zinc, sinon un " saltimbanque de l'air " en qui il ne peut que reconnaître un frère de sang ? Bien décidé à en savoir davantage, il apprend que ce mystérieux pilote est considéré comme un guérisseur et un maître à penser à qui les foules en demandent toujours plus. Refusant d'incarner ce qu'il n'est pas, il fuit et distille à Richard, au fil de leurs tribulations, son véritable message.


Mon avis :
Que ce soit un conte philosophique, une manière de penser, une leçon de vie ou un récit qui nous oblige à réfléchir sur le sens de la vie ou sur la façon dont nous devons nous comporter face à cette vie qui se présente à nous, ce texte reste néanmoins un livre de chevet que nous devons relire plusieurs fois afin d'en comprendre le vrai sens ou plutôt le sens que nous avons envie de lui donner.
Ce n'est pas une lecture facile au premier abord mais qui devrait faire son bonhomme de chemin en même temps que nous avançons nous-même sur notre chemin.


Ma note : 3,5 / 5

mercredi 30 juillet 2014

Le traducteur


 
Un ouvrage mythique, le Livre de Pao, qui serait un chapitre oublié de la Bible ?Un peuple mystérieux parlant une langue menacée d'extinction ? Le brouillon d'un poème d'Arthur Rimbaud qui recèlerait un secret demeuré inviolé ? Une étonnante mystification aux dimensions planétaires ? Tels sont les principaux ingrédients de ce beau roman qui commence comme un récit d'aventures pour s'achever en une fable douce amère sur le mensonge, la mémoire et les mirages de la postérité. Mais Le Traducteur, c'est aussi et surtout, sous le soleil implacable d'Ethiopie ou dans le Paris des années folles, l?histoire d'une étrange fascination entre deux hommes que tout semble pourtant opposer : le narrateur, un jeune rentier naïf, et son mentor, un ancien médecin au passé trouble. (Babilio)
 
Mon avis :
 
Agréablement surprise, tout d(abord par le style de l'écriture très fluide et la tournure que prend l'histoire dès les premières lignes. Le personnage principal n'est pas celui que l'on croit. A travers le récit du narrateur, on découvre la personnalité de Gabriel Prometh, un étrange personnage qui entreprend la recherche d'un livre légendaire afin de le traduire et de transmettre au monde entier son message mais... oui, il y a "mais" que je vous laisse le soin de découvrir. On comprend aussi qu'être Traducteur n'est pas simple...
 
 
Ma note : 5/5 coup de coeur

mardi 22 juillet 2014

Les quatre vies du saule

Présentation de l'éditeur
En Chine, le saule pleureur symbolise la mort et la renaissance. Faut-il croire qu'une branche de saule puisse devenir une femme condamnée à poursuivre l'amour de siècle en siècle ?
En quatre périodes qui sont autant de Chine différentes, Shan Sa conte l'épopée de ces âmes errantes. D'un Pékin bruissant dans les songes et la poussière aux silences de la Cité interdite, de l'ère des courtisanes vêtues de soie à la Révolution culturelle, des steppes où galopent les Tartares aux rizières qu'arrose le sang des gardes rouges, Shan Sa met en scène la passion : deux êtres qui se cherchent et se perdent. Tout les sépare. Toutes les tragédies d'un peuple ancien. Dans ce tumulte, il faudrait un miracle pour les réunir...
Roman d'amour ? Oui. Mais ce roman lyrique est aussi une traversée de la Chine éternelle. On y croise fantômes et guerriers. Femmes aux pieds bandés. Hommes qui chassent le faucon à l'épaule. Procès politiques et banderoles qui brûlent. Pagodes oubliées dans une forêt de gratte-ciel.
C'est une fable qui a parfois le goût du thé amer.
Quatrième de couverture
En Chine, le saule pleureur symbolise la mort et la renaissance. Faut-il croire qu'une branche de saule puisse devenir une femme condamnée à poursuivre l'amour de siècle en siècle ? D'un Pékin bruissant dans les songes et la poussière au silence de la Cité interdite, de l'ère des courtisanes vêtues de soie à la Révolution culturelle, des steppes où galopent les Tartares aux rizières qu'arrose le sang des gardes rouges, deux êtres se cherchent et se perdent. Tout les sépare. Toutes les tragédies d'un peuple ancien. Dans ce tumulte, il faudrait un miracle pour les réunir... Roman d'amour ? Oui. Mais ce roman lyrique est aussi une traversée de la Chine éternelle. C'est une fable qui a parfois le goût du thé amer. (Amazon)


Mon avis :
Quatre histoires courtes que l'on pourrait comparer à des contes philosophiques plein de poésies. Aussi réels que fantastiques et malgré la souffrance que décrit subtilement l'auteur en empruntant à la poésie une rêverie qui vous laisse songeur vous prolongez volontiers votre voyage.
"Elle était une goutte de miel dans une vie qui ressemblait à du thé vert." (P24)  telle est l'univers dans lequel on nous plonge dès les premières pages.
Amis rêveurs, je vous invite à lire ces histoires aussi belles que cruelles pour certaines.

Ma note : 3,5/5

dimanche 13 juillet 2014

L'insolente de Kaboul

Biographie de l'auteur
Chekeba Hachemi est née en 1974 à Kaboul dans une famille bourgeoise et influente. Elle a onze frères et soeurs. Son père était gouverneur, un homme proche du peuple qui est mort quand elle avait deux ans mais qui a toujours incarné son modèle. A l'âge de onze ans, alors que sa mère décide que leur tour est venu de fuir l'occupation soviétique, Chekeba se trouve séparée d'elle et va traverser la passe de Khaibar avec un passeur menaçant. Onze jours de terreur, dans les montagnes, qui lui ouvriront les yeux sur la réalité de la violence de l'occupation russe. En 1999, Chekeba décide qu'il est temps de rencontrer ce Massoud pour lequel l'association qu'elle a créée, trois ans plus tôt, récolte des fonds en vue d'ouvrir des écoles dans le Panshir. Elle redécouvre son pays plongé dans la guerre et devient proche du célèbre commandant, qui voit en elle une aide précieuse pour sensibiliser la communauté internationale à la lutte contre les talibans. En septembre 2001, Massoud est assassiné, les tours tombent, les talibans sont défaits ; Chekeba entre dans Kaboul libéré et devient la première femme diplomate afghane en poste à Bruxelles. En 2005, elle est nommée conseillère auprès du vice-président à Kaboul. Puis, en 2007, ministre-conseiller à Paris. En 2009, après avoir dénoncé la corruption et lassée de constater qu'aucun changement ne répond à son appel, elle décide de donner sa démission. (Amazon)

Mon avis : 
Récit intéressant. La narratrice nous raconte son parcours de femme réfugiée mais aussi celle d'une femme qui a voulu s'en sortir afin de pouvoir aider son pays. Elle avait une dizaine d'année quand elle est arrivée en France et ne parlant pas un mot de français. A force de persévérance elle décroche quand même son baccalauréat et intègre une grande école tout en s'occupant de sa mère et consacrant le reste de son temps aux petits boulots et aux études. Elle réussit à monter une association et se bat pour la cause des femmes afghanes. Son audace la mènera jusqu'au commandant Massoud qui se prend d'amitié pour elle. Ce n'est pas sans mal qu'elle parvient à obtenir un semblant de satisfaction et c'est surtout grâce au personnes qui ont croisées son chemin qu'elle a pu accomplir certaines choses. 

Ma note : 4/5

mardi 8 juillet 2014

Un uniforme sous la burka

Menacée de mort par les Talibans, lâchée par sa hiérarchie, Jamila refuse pourtant obstinément de raccrocher l'uniforme. Depuis son plus jeune âge, elle ne rêve que d'être policière pour servir son pays. Sans pouvoir imaginer que cette vocation tenace va transformer sa vie en un combat incessant. Etre femme et flic en Afghanistan : une gageure que Jamila entend bien relever. Alors, depuis plus de quarante ans, cette héroïne anonyme lutte contre l'ordre ancestral des choses, contre la dictature d'une société patriarcale, contre la dérive fondamentaliste qui menace l'Afghanistan. Une guerre quotidienne, qu'elle mène avec courage et obstination. Au péril de sa vie. Cet ouvrage est coécrit par Manon Quérouil, grand reporter spécialisé sur la zone Moyen-Orient et la condition féminine à travers le monde. (Amazon)

Mon avis :
Un témoignage historique qui ne ment pas. Ce récit de vie est poignant et vous révolte. Jamila nous livre toute l'histoire de sa vie encore menacée aujourd'hui. Cette femme n'a pas le profil de la femme afghane traditionnelle, son caractère bien trempé lui vaudra de flirter avec la mort au quotidien.
Très bon livre à travers lequel nous apprenons énormément sur ce peuple qui souffre depuis bien trop  longtemps.

Ma note : 5/ 5

mercredi 2 juillet 2014

Dans la mer il y a des crocodiles

Dix ans, ou peut-être onze. Enaiat ne connaît pas son âge, mais il sait déjà qu'il est condamné à mort. Être né hazara, une ethnie haïe en Afghanistan par les Pachtounes et les talibans, est son seul crime. Pour le protéger, sa mère l'abandonne de l'autre côté de la frontière, au Pakistan. Commence alors pour ce bonhomme "pas plus haut qu'une chèvre" un périple de cinq ans pour rejoindre l'Italie en passant par l'Iran, la Turquie et la Grèce. Louer ses services contre un bol de soupe, passer les frontières dissimulé dans le double-fond d'un camion, braver la mer en canot pneumatique, voilà son quotidien. Un quotidien où la débrouille le dispute à la peur, l'entraide à la brutalité. Mais comme tous ceux qui témoignent de l'insoutenable, c'est sans amertume, avec une tranquille objectivité et pas mal d'ironie, qu'il raconte les étapes de ce voyage insensé.  (Amazon)
Mon avis :
Une mère est obligée de se séparer de son fils pour essayer de lui épargner la mort. Elle l'emmène secrètement chez une connaissance qui se chargera d'aiguiller le petit Enaiat alors âgé (on pense) de 10 ans. De l'Afghanistan, il part au Pakistan, trouve du travail et parvient à économiser assez pour entre prendre un voyage en clandestin en Iran, puis en Turquie, en Grèce pour enfin arriver en Italie. Il nous relate ses péripéties et ses voyages interminables et dangereux avec beaucoup d'humilité.
Cette lecture vous fait battre le cœur jusqu'à la fin et vous vivez avec lui le courage qui l'anime pour parvenir au bout de son voyage.
C'est une découvert qui m'a beaucoup touchée.
 
Ma note : 5/5

mercredi 25 juin 2014

Ainsi résonne l'écho infini des montagnes




En Afghanistan, des années 1950 à nos jours, mais aussi à Paris dans les années 1970, en Californie dans les années 2000 et sur une île grecque aujourd’hui. A Shadbagh, un minuscule village agricole, Abdullah, 10 ans, s’occupe de sa petite sœur Pari. Entre les deux enfants, le lien est indéfectible, ce qui leur permet d’oublier la mort de leur mère, les absences de leur père qui cherche désespérément du travail et ces jours où la faim les tenaille encore plus qu’à l’habitude. Un jour, leur père décide de partir pour Kaboul où l’oncle Nabi lui aurait trouvé un emploi et d’emmener Pari avec lui. Abdullah sent qu’il se trame quelque chose. Et de fait, leur père, préférant « couper un doigt pour sauver la main », vend Pari à la riche famille pour laquelle travaille Nabi. Une séparation déchirante qui pèsera sur toute la vie d’Abdullah, même après son exil aux Etats-Unis. La petite Pari oublie et grandit à Paris où sa mère, Nila, trop libre pour la société afghane, s’est enfuie au milieu des années 50. Nabi est resté auprès de Suleiman, le mari de Nila, devenu handicapé suite à un AVC. Des années plus tard, bien après la chute des Talibans, Abdullah n’a pas oublié Pari qui, elle, n’a jamais pu combler une sensation de vide, comme s’il lui manquait quelque chose d’indispensable, dont elle ignorait tout…

Biographie de l'auteur
Khaled Hosseini est né à Kaboul, en Afghanistan, en 1965. Fils de diplomate, il a obtenu avec sa famille le droit d’asile aux États-Unis en 1980. Son premier roman, Les Cerfs-volants de Kaboul (Belfond, 2005 ; 10/18, 2006), a connu un succès phénoménal dans le monde entier et devenu un livre-culte. Deux ans plus tard, Hosseini transformait l’essai avec Mille soleils splendides (Belfond, 2007 ; 10/118, 2008), roman déchirant qui l’installait définitivement au sommet de la littérature internationale. Après une attente fébrile de sept ans, la parution de son troisième roman, Ainsi résonne l’écho infini des montagnes, a été saluée dans de nombreux pays comme un des plus grands événements éditoriaux récents. (Amazon)

Mon avis : 
A travers plusieurs récits de vie, Hosseini nous décrit les joies et les peines de ses personnages qui ont certainement existé. La vie de chaque personnage est racontée sous des angles très et des points de vue très différents. Il nous fait "goûter" à la misère mais que la guerre a apporté dans ce pays alors plein de richesses humaines. Mais on y lit aussi de la tendresse à travers toute cette souffrance. 
Ce qui est un peu dommage, c'est qu'il y a un grand nombre de personnages et on s'y perd un peu. Certains se voient racontés en détails alors que d'autres ne sont pas assez approfondis. 
C'est mon premier roman de cet auteur et je tiens à lire d'autres tires. 

Ma note : 3,5/5

Jiazoku = Maëlle Lefèvre

Kabuchiko, le quartier le plus dangereux de Tokyo, territoire des yakusas. Daisuke, membre du redoutable clan Kobayashi, dirige un vaste rés...