lundi 15 juin 2015

La joie en herbe = Claude Vincent

Transgressant la consigne «Pas de bête à la maison», Maya, jeune chienne folle, sans compter dépensière d'amour, entre sans crier gare dans la vie d'un homme qui n'était pas fait pour la recevoir. Écrivain, critique littéraire, l'homme est secret, rigide, économe de sentiments, corseté de certitudes, d'indifférence sèche. Lui et son épouse, vieux couple poursuivant sans trop d'illusions la route ensemble, viennent d'acquérir une maison dans le sud de la France.
 Propulsé en bout de laisse, le chien lui étant en quelque sorte un révélateur, repères chamboulés, cet homme découvre un monde que, les yeux fixés trop haut, il ignorait. Il voit se modifier son regard, prend goût au rire, découvre une tendresse et un émoi jusque-là inconnus. La porte s'ouvre sur cette part plus simple qu'il ne savait pas porter en lui.
 Tendre, drôle, lucide, une rencontre où fusionnent la folie joyeuse de la bête et l'acquiescement ébloui du maître.


L'auteur :
 Née à Aubenas, en Ardèche, Claude Vincent vit actuellement dans le massif du Pilat. Cela fait une vingtaine d'années qu'elle se penche sur des personnages tout à la fois ordinaires et hors du commun, amenés à la croisée des chemins à évoluer vers toujours plus d'humanité. (Amazon)

Mon avis :
Cet auteur a un style d'écriture un peu particulier qui m'a donné bien du mal à démarrer. Puis, quand apparaît la petite boule de poils tout va bien mais... oui, il y a un "mais" je ne me suis pas fait à son style. C'est dommage car il démontrait bien qu'un petit animal, aussi petit soit-il, peut changer la vie d'une personne alors renfermée dans ses idées reçues... j'y ai lu es analyses très intéressantes. 
Tentez la lecture et faites-moi part de votre opinion. 

Ma note : 2/5

samedi 6 juin 2015

Quai des ombres = Dominique Lecomte

Dominique Lecomte vous ouvre les portes des froids couloirs de l'institut médico-légal de Paris. Elle vous entraîne dans son quotidien, rythmé par les autopsies, les énigmes des corps – un suicide maquillé en meurtre, une fillette abattue à bout portant par son propre père... Une réalité qui, souvent, dépasse la fiction, un reflet de notre société qui inspire même les plus grands auteurs de thrillers. Des charniers de Sarajevo aux chambres froides de Paris, le récit d'un combat pour la dignité et la vie. (Amazon)

Mon Avis :
Carnet de bord d'un médecin légiste débordant d'humanité.
Certes, ce qu'elle nous raconte n'est pas des plus joyeux mais elle explique dans son livre l'extrême importance du rôle qu'elle joue. Elle permet de "livrer la vérité" aux proches qui viennent de perdre un être cher, à la police de comprendre ce qui est arrivé, si ce drame a été causé par une tierce personne ou si la mort a frappé naturellement. On rencontre des corps de nourrissons, de vieillards mais aussi des bouts corps dont on ne parviendra jamais à mettre une identité.
j'ai beaucoup aimé l'humilité de cette femme qui m'a permis de lire son livre jusqu'au bout. A chaque fois que je passe devant l'Institut médico-légal je ne puis m'empêcher de penser à elle...

Ma note : 5/5

samedi 23 mai 2015

Nous sommes leur paradis = Allison Dubois

Que se passe-t-il lorsque nous mourrons ? Où sont les disparus que nous aimons ? Le paradis existe-t-il ? Allison DuBois, médium réputée, nous invite à une incursion dans le monde invisible et prouve que l'au-delà existe bien. Grâce à des communications tangibles et touchantes, elle nous convainc que les esprits sont constamment présents, nous procurant amour et réconfort. Avides d'établir un contact, les morts utilisent un langage qu'Allison DuBois nous décrit précisément. Dans Nous sommes leur paradis, vous découvrirez comment reconnaître et interpréter signes, rêves, coïncidences et messages que les morts nous "envoient" pour nous assurer de leur existence. (Amazon)

Mon avis :
Allison Dubois, extralucide et médium communique avec l'au-delà. Elle a contribué à de nombreuses enquêtes. Elle a inspiré la série MEDIUM.
Dans cet ouvrage elle rassemble de nombreux témoignages de personnes qu'elle a aidées et raconte aussi ses  propres expériences. Son livre ne me laisse pas indifférente et me rassure plutôt quant à la vision que nous avons de la vie après la mort. La vie continue d'une certaine manière...
Par contre, j'ai trouvé qu'il y avait une certaine redondance dans les propos...

Ma Note : 3,5/5

samedi 9 mai 2015

La squestrée de Poitiers = André Gide



Quatrième de couverture
Le 22 mai 1901, le procureur général de Poitiers apprend par une lettre anonyme que Mlle Mélanie Bastian, cinquante-deux ans, est enfermée depuis vingt-cinq ans chez sa mère, veuve de l'ancien doyen de la faculté des lettres, dans une chambre sordide, parmi les ordures. Comment cette affaire, où la culpabilité de Mme Bastian et de son fils semble évidente, put-elle aboutir à l'acquittement des inculpés ?André Gide démonte magistralement le dossier de cette affaire devenue légendaire. Et il conclut : «Ne jugez pas.»

Mon avis :

Un fait divers de l'époque fidèlement retranscrit par André Gide. On se rend compte que les horreurs ne datent pas d'aujourd'hui. Cette retranscription et l'analyse de l'enquête sont très intéressantes.

Ma note : 3,5/5

Le philosophe qui n'était pas sage = Laurent Gounelle

Une tribu au cœur de la forêt tropicale, reconnue peuple le plus heureux de la terre. Survient Sandro, jeune philosophe. Poussé par une vengeance personnelle, il fait le vœu de détruire l’équilibre de ses habitants et de les rendre malheureux à vie. Il va devoir affronter Elianta, une jeune femme qui se bat pour lui résister, déterminée à protéger son peuple. « La forêt tropicale semblait retenir son souffle dans la chaleur moite du crépuscule. Assise devant l'entrée de sa hutte, Élianta tourna les yeux vers Sandro qui s'avançait. Pourquoi ce mystérieux étranger, que l'on disait philosophe, s'acharnait-il à détruire secrètement la paix et la sérénité de sa tribu ? Elle ne reconnaissait plus ses proches, ne comprenait plus leurs réactions... Qu'avaient-ils fait pour mériter ça ? D'heure en heure, Élianta sentait monter en elle sa détermination à protéger son peuple. Jamais elle ne laisserait cet homme jouer avec le bonheur des siens. » (Amazon)

Mon avis :

Un petit bijou qui nous pousse à réfléchir sur le devenir actuel de notre société de de nos mentalité. Laurent Gounelle se réfère beaucoup à Marc Aurèle, un étonnant homme politique, empereur romain, plus philosophe que guerrier.

"Aie à l'esprit que la force, l'énergie et le courage n'échouent pas à celui qui s'indigne et se fâche. Plus on se rapproche de l'impassibilité, plus on est fort. La colère trahit la faiblesse de même que l'affliction : toutes deux sont des blessures, des capitulations."

Je vous laisse méditer sur cette réflexion qui est on ne peut plus juste et toujours d'actualité.
Un coup de cœur comme pour le précédent "L'homme qui voulait être heureux.".
Deux œuvres non dénuées de bon sens et surtout pleines de sagesse et de vérité.

"Tu t'es donné du mal? s'étonna le héron. Alors pourquoi n'y renonces-tu pas pour recevoir du bien?"
"La meilleure manière de se venger des méchants c'st de ne pas se rendre semblable à eux."

Ma note : 5/5 ++ Coup de cœur

dimanche 15 mars 2015

Le bal = Irène Némirovsky

Antoinette vient d'avoir quatorze ans ; elle rêve de participer au bal qu'organisent ses parents, les Kampf, pour faire étalage de leur fortune récemment acquise. Mais sa mère, plus pressée de jouir enfin de cette opulence tant attendue que de faire entrer sa fille dans le monde, refuse de convier Antoinette au bal. La vengeance d'Antoinette, aussi terrible qu'inattendue, tombera comme un couperet, révélant le vrai visage de chacun. Roman fulgurant et initiatique sur l'enfance et ses tourments, Le Bal est l'un des premiers livres d'Irène Némirovsky, disparue prématurément en déportation, en 1942. Irène Némirovsky a obtenu le Prix Renaudot 2004 pour son œuvre posthume Suite française. (Amazon)

Mon avis : 
Petit chef d'oeuvre qui décrit la souffrance d'une jeune fille de 14 ans, fille d'une famille de nouveaux riches où tout est "paraître". Sa mère ne voit la réussite sociale qu'à travers les relations mondaines. Très peu maternelle, elle dénigre plutôt sa fille et ne se préoccupe pas de ses états d'âmes. Cette souffrance va pousser la jeune fille à se venger...
L'écriture d'Irène Némirosvky est subtilement grinçante. 

Ma note : 5/5

samedi 28 février 2015

Le Journal de Polina = Polina Jerebstova

1999, début de la seconde guerre russo-tchétchène. Polina Jerebtosva a quatorze ans, l'âge d'Anne Frank, lorsqu'elle écrit les premières lignes de son journal. Cernée par la peur, la faim et les éclats d'obus qui lui criblent la jambe, l'adolescente réussit pourtant à grandir et à sauver ces instants de joie où la vie triomphe. Un témoignage magistral du quotidien sous les bombes de Grozny. " Le journal de Polina, évidemment terrible, offre une formidable leçon de vie [et] constitue à ce jour l'un des actes d'opposition au régime de Poutine les plus puissants. " Laurent David Samama, Les Inrocks " On rit, on pleure, on aime, on est vivant. Et la lecture de ces moments de vie volés au sale quotidien d'une guerre est bouleversante. " Julia Dion, Elle Traduit du russe par Véronique Patte. (Amazon)

Mon avis :
Encore un témoignage qui ne nous laisse pas indifférent.... dommage qu'elle répète un peu trop les mêmes choses mais on se rend compte de la réelle situation. Il y a des références littéraires intéressantes.

Ma note : 3

Jiazoku = Maëlle Lefèvre

Kabuchiko, le quartier le plus dangereux de Tokyo, territoire des yakusas. Daisuke, membre du redoutable clan Kobayashi, dirige un vaste rés...