dimanche 26 mars 2017

Jane Eyre = Charlotte Brönte

Jane Eyre, orpheline à dix ans, est maltraitée par les Reed chez qui elle a été placée. Envoyée à Lowood, une institution rigide, elle y souffre de privations et de nouvelles brimades. Elle s’y fait une amie, Helen Burns, emportée par une tuberculose due aux mauvaises conditions sanitaires de l’internat – tout comme Maria Brontë, morte en bas âge à Cowan Bridge.
Jane saura pourtant s’adapter et – tout comme Charlotte Brontë – devient professeur après six ans d’études. Une annonce passée dans un journal lui permet de devenir gouvernante : la voilà chargée de l’éducation d’Adèle, la protégée de Mr Rochester, riche propriétaire du château de Thornfield-Hall… dont elle s’éprend sans savoir qu’il est mariée à une folle enfermée au grenier. Elle l’apprendra le jour même de leurs noces…
Hors de toute geste héroïque, Jane Eyre se révolte à sa manière contre la fatalité de sa condition et, dans une certaine mesure, contre l’ordre social. Charlotte Brontë ne s’est jamais cachée d’avoir emprunté à sa propre vie dans ce roman (1847) dont le sous-titre français – Mémoires d’une institutrice – est éloquent. (Amazon)

Mon avis : 
L'histoire de cette pauvre Jane nous captive jusqu'à la fin. Charlotte Brontë est une conteuse hors-paire. L'histoire est fluide débarrassée de toute longueur même si par moment on pourrait s'y tromper. Son récit tient la route, les personnages ont tous une personnalité bien à eux et Jane Eyre malgré son côté chétif est une jeune femme qui a du plomb. 
Pour un classique, on ne s'ennuie pas. 
Elle décrit bien aussi les différentes classes sociales mais avec beaucoup de justesse et de pudeur. Le relation à Dieu ou à la religion est très présente mais cela ne dérange pas. 

Ma note : 4/5

samedi 11 mars 2017

Theodore Boone T01 = John Grisham

Extrait
Théodore Boone, qui était fils unique, prenait son petit déjeuner tout seul. Son père, un avocat très occupé, avait l'habitude de partir chaque jour dès 7 heures et de retrouver des amis, toujours au même snack du centre-ville, pour échanger des nouvelles. La mère de Théo, elle aussi avocate et elle aussi très occupée, essayait de perdre cinq kilos depuis dix ans et s'était persuadée que son petit déjeuner devait se limiter à prendre un café en lisant le journal. Théodore mangeait donc seul dans la cuisine, céréales au lait froid et jus d'orange, un oeil sur la pendule. Chez les Boone, il y avait des pendules partout, preuve manifeste qu'ils étaient des gens organisés.
Théodore n'était pas entièrement seul. À côté de lui, son chien mangeait lui aussi. Juge était un bâtard parfait, dont l'âge et le pedigree resteraient à jamais un mystère. Théo l'avait sauvé de la mort in extremis, deux ans plus tôt, quand il était passé devant le tribunal des animaux pour la seconde fois - et Juge lui en était toujours reconnaissant. Il aimait les céréales, les mêmes que Théo, avec du lait entier, jamais de lait écrémé, qu'ils mangeaient ensemble en silence, tous les matins.
À 8 heures, Théo rinça les bols dans l'évier, remit le lait et le jus de fruits dans le frigo, alla jusqu'au bureau et embrassa la joue de sa mère.
- Je pars au collège.
- Tu as l'argent pour le déjeuner ?
Elle lui posait cette même question cinq matins par semaine.
- Comme toujours.
- Et tu as fini tes devoirs ?
- Tout est parfait, maman.
- Et je te vois quand ?
- Je passerai après les cours.
A la sortie du collège, Théo s'arrêtait toujours au bureau de sa mère, ce qui n'empêchait pas Mrs Boone de le lui demander tous les jours.
- Fais attention à toi, lui dit-elle, et rappelle-toi de sourire.
Cela faisait plus de deux ans que Théo portait un appareil dentaire dont il voulait désespérément se débarrasser. Et pendant ce temps, sa mère lui rappelait en permanence de sourire pour que le monde soit plus heureux.
- Mais je souris, m'man.
- Je t'aime, Teddy.
- Moi aussi, maman.
Revue de presse
Grisham est un maître ! --The Washington Post

John Grisham est notre meilleur écrivain --New York Times


Résumé :
Théo Boone, 13 ans, fils unique de parents avocats, partage son temps libre entre des visites au juge Henry Gantry et le cabinet de ses parents. Il recueille malgré lui le témoignage terrifié d'un clandestin : il détient des éléments accablants dans le plus important procès pénal que la ville ait connu, celui de Pete Duffy, accusé du meurtre de son épouse Myra. Mais, s'il raconte, il sera arrêté. (Amazon)

Mon avis : 
J'ai bien apprécié ce petit roman qui explique clairement les termes juridiques et le système judiciaire. 
Theo est un jeune garçon plein d'entrain et de réflexion ce qui donne un vrai charme à la lecture. J'ai trouvé un peu dommage que de nouveaux éléments n'arrivent qu'à la fin mais cela n'enlève pas le charme de l'histoire puisque la suite se trouve dans le prochain volume. Finalement, ce n'est pas plus mal... 
Un roman jeunesse simple d'accès et enrichissant. 

Ma note : 4/5

mardi 21 février 2017

Je communique avec les défunts = Alain Joseph Bellet

Confronté depuis l’âge de six ans à des phénomènes paranormaux, Alain Joseph Bellet raconte dans ce récit autobiographique la naissance et l’évolution de ses facultés médiumniques, mais aussi ses difficultés à les accepter et à les partager. Une histoire jalonnée d’événements extraordinaires, qui semblent attester de l’existence d’un au-delà.
Manifestations, révélations, perceptions ont orienté et guidé son existence. Au fil des années, Alain Joseph Bellet est parvenu à reconnaître ce don comme une chance qu’il met au service de ceux qui souffrent de la perte d’un être cher.
« Je me fonde sur les contacts et messages de l'au-delà que je reçois pour vous dire que nos chers disparus nous parlent bien souvent de “la relation à l'autre” et des regrets qu'ils ont de ne pas avoir été dans l'Amour Inconditionnel. », dit-il. En consultation comme lors de ses conférences, il montre qu’il communique avec les défunts et peut ainsi transmettre à leurs proches de précieux messages. (Amazon)

Mon avis : 
Vraiment très impressionnant ce récit. On comprend les douleurs que peuvent éprouver ces personnes dotées de ce don qui leur est tombé sur le coin du nez. Joseph Bellet nous explique clairement les différents phénomènes vécus et combien il est difficile pour un médium, un vrai, de vivre avec cette capacité. 
Un témoignage très intéressant qui nous permet de faire la part des choses entre charlatans et vendeurs de rêves. 

Ma note : 4/4

mercredi 15 février 2017

Le vicomte pourfendu = Italo Calvino

Que se passe-t-il lorsqu'un homme rentre de la guerre avec seulement la moitié droite de son corps ? Quelle vie peut-il espérer mener ? Quelle possibilité s'offre à lui quand sa seconde moitié réapparaît ? Et quelle morale doit-on tirer de cette histoire ? Vous le découvrirez en lisant l'histoire du vicomte Médard de Terralba qui est confronté aux deux parties de son être, l'une qui ne cherche qu'à faire le mal et l'autre qui pèche par excès de bonté. Conte philosophique qui fait la part belle à l'humour, ce récit permet d'approfondir l'étude du texte narratif, de travailler l'argumentation et de revoir les notions de merveilleux et de fantastique. Premier volet d'une trilogie, gageons que ce conte donnera aux élèves l'envie de connaître les deux autres. (Amazon)

Mon avis :
Que dire si ce n'est un texte un peu casse-pied à lire ?  Un peu tordu pour moi. 
On aborde la notion du bien et du mal, de la vérité et de l'illusion... j'ai eu beaucoup de mal à me poser avec livre. Peut-être faudrait-il le relire à tête reposée? Oui, je pense ;)

Ma note : 2/5

Ne dites pas à ma mère que je suis voyante = Eileen Cook

On dit souvent que l'amour rend aveugle. Pas dans le cas de Sophie Kintock, qui, après une rupture, se découvre un don de double vue jusque-là insoupçonné! Quand Doug la quitte après six ans de vie commune, Sophie, libraire à Vancouver, est prête à tout pour le récupérer. C'est pourquoi, lorsqu'elle apprend que sa nouvelle petite amie, la pulpeuse Melanie, s'intéresse au paranormal, elle a une idée aussi folle que diabolique : proposer à sa rivale une fausse consultation de voyance destinée à faire rompre les tourtereaux. Mais rien ne va se passer comme prévu, car Sophie se retrouve vite dépassée par le succès inattendu de ses nouveaux talents... Eileen Cook signe une comédie désopilante portée par une héroïne au caractère bien trempé, maladroite et attachante à souhait.(Babelio)

Mon avis : 
Petit roman très sympa et plein d'humour. Le sujet de la voyance y est abordé avec beaucoup d'intelligence, ce qui rend le récit fluide et agréable à lire. Que ne ferait pas une femme qui a été jetée par son mec pour le récupérer ? 
A lire pour un bon moment de détente même si on en devine la fin... quand on aime, on ne compte pas :)

Ma note 5/5

Oscar et la dame rose = E.E.Schmitt

Oscar a dix ans et il vit à l'hôpital. Même si personne n'ose le lui dire, il sait qu'il va mourir. La dame rose, qui le visite et " qui croit au ciel ", lui propose, pour qu'il se sente moins seul, d'écrire à Dieu. A travers cette correspondance originale, le récit aborde, du point de vue de l'enfance, des questions philosophiques et existentielles : la maladie, la souffrance, le passage de la vie à la mort, la rencontre avec l'autre et avec le mystère... Les nombreux passages de paroles rapportées permettront aux élèves de réfléchir, en même temps que les personnages, à ces interrogations fondamentales et de découvrir ou d'approfondir les techniques du dialogue argumentatif. En outre, l'appareil pédagogique est suivi d'une interview exclusive d'Eric-Emmanuel Schmitt. (Amazon)

Mon avis :
C'est toujours un plaisir de lire E.E.Schmitt même si les sujets abordés ne sont pas forcément gais. Une fois de plus, le sujet de la mort est abordé et cette fois à travers un enfant atteint d'une maladie grave et incurable. Tout son parcours est relaté avec philosophie et il nous apprend aussi le pardon que nous avons tant de mal à appliquer.
C'est la deuxième fois que je le lis et j'ai pris beaucoup de plaisir à me replonger dans l'histoire.

Ma note : 5/5

mercredi 25 janvier 2017

Paris la nuit = Jérémie Guez

« Je veux qu on braque les types du bar. Je suis sûr que c est un coup facile à organiser et qu on peut récolter un maximum d oseille sans prendre trop de risques.Ces types, ils ne vont pas porter plainte, tu comprends, et puis cet argent c est pas grand chose pour eux. Il suffira de partir quelques semaines et puis tout va se tasser et on reviendra comme si de rien n était

Je sais déjà tout ça, Abe... je ne sais juste pas si on doit le faire.

T es con ou quoi, cet argent nous tend les bras... fais ce que tu veux, moi je vais en parler aux autres.

Je ne te parle pas d argent là, je veux juste savoir si tu es vraiment prêt à rentrer dans un bar cagoulé avec une arme à la main. Tu te souviens de mon frère, du bonhomme que c était, je l ai vu vomir avant de monter ses coups.

Bien sûr que j ai peur...

Ce n est pas seulement une question de peur... si on réussit à obtenir de l argent avec des armes, nos vies vont changer.
Mais non, il n y aura pas de changements, on ne sera même pas recherchés par la police.
On entre et on sort, ça ne va pas plus loin que ça.
Abraham, tu ne le sais pas encore, mais si tu sors d ici indemne, tu banderas tellement que tu recommenceras. »
Abraham est un petit dealer du quartier de la Goutte d Or. Son quotidien : embrouilles, défonce et nuits blanches. Un jour, il décide de tenter un gros coup avec sa bande de potes en braquant une salle de jeux illégale.
Paris la nuit est le premier roman de Jérémie Guez et le premier opus de sa trilogie parisienne.  (Amazon)

Mon avis :
Comment vit-on une descente en enfer? eh  bien, prenez ce roman et lisez. C'est dur, violent et désespérant mais tellement bien écrit qu'on à peine à le lâcher. Jérémie Guez a obtenu le prix SNCF du polar et je trouve qu'il est bien mérité. De la première à la dernière page, je suis restée en haleine avec des frissons dans le dos. 

Ma note : 4/5

Jiazoku = Maëlle Lefèvre

Kabuchiko, le quartier le plus dangereux de Tokyo, territoire des yakusas. Daisuke, membre du redoutable clan Kobayashi, dirige un vaste rés...