Et si le Versailles de Louis XIV cachait derrière ses splendeurs « un abîme de crimes » ? Le Roi-Soleil lui-même a institué une « Chambre ardente » chargée d'enquêter et de juger. Mais peut-on poursuivre la favorite du roi, la marquise de Montespan, soupçonnée d'avoir empoisonné des rivales et usé de philtres et de poudres pour retenir le roi et ranimer ses ardeurs ? Max Gallo raconte la célèbre affaire des poisons. Il nous conduit dans les bas-fonds du Grand Siècle, là où l'on célèbre des messes noires et prépare des « poudres de succession » qui facilitent les héritages. « Il y a des modes de crimes comme d'habits », écrit Saint-Simon. Du temps de Louis XIV, « ce n'étaient qu'empoisonnements ». (Amazon)
Mon avis :
Ce qui se passe à la Cour est digne d'être représenté sur la scène de la Comédie Française. La plupart des courtisans ou courtisanes ont fait appel à la Voisin pour l'élaboration d'un poison, d'un philtre ou autre mixtures diaboliques. La Montespan était une férue de ces breuvages qu'elle faisait administrer à ses rivales. Ce petit livre nous livre un "constat" des faits. Intéressant mais un peu redondant. On comprend que cette Chambre Ardente a été créée pour qu'empoisonneurs et ensorceleurs en tout genre se fassent juger mais la tâche est ardue : il ne faut surtout pas livrer des noms connus. Les condamnations sont atroces : les coupables sont brûlés vif ou pendus avant d'avoir été torturés.
Quelle famille que celle de la Cour et quelles atrocités renferme-t-elle !
Ma note : 2,5
dimanche 28 avril 2013
La Princesse de Clèves
Obéissant aux recommandations de sa mère, l innocente Mlle de Chartres épouse le prince de Clèves. Au cours d un bal, la jeune femme rencontre le duc de Nemours et ressent pour lui une passion dévorante à laquelle elle refuse de céder. Dans ce roman majeur du xviie siècle, Mme de Lafayette décrit avec minutie les tourments de la princesse de Clèves, déchirée entre désir et devoir.(Amazon)
Mon avis :
Quelle belle histoire ! Pleine de pudeur.... dirai-je. Malgré sa fidélité envers son mari, la princesse de Clèves a bien du mal à garder secret son amour pour Monsieur de Nemours. Son mari l'a épousée par amour et un mari comme monsieur de Clèves, mari fidèle et amoureux, ça ne court pas les rues. La fin est triste. Madame de Clèves, femme honnête et vertueuse, a préféré condamner son bonheur et se faire oublier. Une histoire que je relirai volontiers. Lire cette belle histoire en l'écoutant est pur plaisir.
Ma note : 5/5
Mon avis :
Quelle belle histoire ! Pleine de pudeur.... dirai-je. Malgré sa fidélité envers son mari, la princesse de Clèves a bien du mal à garder secret son amour pour Monsieur de Nemours. Son mari l'a épousée par amour et un mari comme monsieur de Clèves, mari fidèle et amoureux, ça ne court pas les rues. La fin est triste. Madame de Clèves, femme honnête et vertueuse, a préféré condamner son bonheur et se faire oublier. Une histoire que je relirai volontiers. Lire cette belle histoire en l'écoutant est pur plaisir.
Ma note : 5/5
vendredi 26 avril 2013
Après le tremblement de terre
Atypique, Haruki Murakami l'est à bien des égards. Né à Kobé en 1949, ce lettré qui a étudié la tragédie grecque se prend de passion pour les États-Unis. Il ouvre un club de jazz à Tokyo. Ce n'est pas assez. Il part en Amérique et devient le traducteur de Fitzgerald et Carver en langue japonaise. Il écrit aussi. Déjà cinq romans, parmi lesquels L'éléphant s'évapore, paru au Seuil.
Après le tremblement de terre est un recueil de nouvelles inédites, écrites en 1995, sous le choc du tremblement de terre de Kobé. Murakami pose dans chacune de ces six nouvelles un rapport avec l'événement tragique. Mais l'écrivain en dégage un autre sens. Pour la femme de Kamura, le tremblement vu à la télévision lui fait comprendre que son mari ne lui apporte plus rien. Elle le quitte, sans dire un mot. L'évocation du tremblement peut à l'inverse faire surgir chez d'autres personnages le sentiment amoureux ou encore, plus curieusement, le fantastique, comme dans cette nouvelle où une grenouille géante vient avertir un petit employé médiocre de l'imminence de l'événement. L'écriture de Murakami est étonnante, combinant le vide et le plein. On sent que l'auteur s'efforce à l'épure, mais que la puissance émotionnelle est là, extrêmement vive, à l'image de ces deux personnages qui décident un soir, devant un feu de camp, de mourir ensemble et finalement s'endorment. Une leçon de vie et de style. --Denis Gombert --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.
Présentation de l'éditeur
Un mois après le tremblement de terre de Kobe en 1995, les secousses continuent dans le coeur des Japonais... Les séismes intérieurs déplacent les solitudes ordinaires, réveille les consciences endormies ou ravive le feu de la vie. A travers six variations, Murakami effleure, avec une infinie délicatesse, la faille intérieure présente en tout être. (Amazon)
Mon avis :
C'est un auteur qui a une culture littéraire assez dense, d'ailleurs, souvent il cite des noms de grands auteurs comme Jack London, Nietzsche et autres.
C'est un recueil de nouvelles. Des nouvelles dans lesquelles le tremblement de terre de Kobe de 1995 est souvent cité. Des récits qui n'ont ni queue ni tête mais qui se lisent plus ou moins bien car l'auteur nous force à aller jusqu'au bout. Beaucoup de questions existentielles sont évoquées.
Que dire de cette lecture ? Murakaimi Haruki est un auteur au style "étrange" qui nous livre un certain suréalisme qui ne nous laisse pas indifférents; Il a l'art de laisser un "après-goût" une fois la lecture terminée.
Ma note : 2,5/5
mardi 23 avril 2013
Cousine K
L’enfance n’est pas toujours un paradis perdu. Elle peut être, bien au contraire, un monde fait d’injustices et de frustrations. Et qu’y a-t-il de plus terrible, pour un enfant, sinon de se voir négligé par une mère qui sait si bien adorer le frère aîné, et d’être le souffre-douleur d’une cousine tellement admirée. Par bribes, et sans pathos, le passé resurgit Un roman poignant et dérangeant où le lecteur assiste de l’intérieur au mécanisme qui pousse un être simple à la folie meurtrière. (Amazon)
Mon avis :
L'auteur nous fait découvrir sa splendide poésie à travers le texte qu'il nous livre aux couleurs des métaphores. Il parle de la jalousie et de l'indifférence qui peuvent nous conduire jusqu'au seuil de la folie ou nous y noyer. Ce texte est une énumération poétique des états d'âmes, des souffrances du narrateur.
"Elle était un chant de flûte, un bonheur menu, et elle perlait comme un lac de rosée. Le soir, quand elle rejoignait le lit, le mur languissait d'elle au point de porter le deuil jusqu'au matin."
Une lourde atmosphère vous écrase tout au long de la lecture. C’est beau, cruel, sublime et atroce en même temps.
Ma note : 2,5/5
Mon avis :
L'auteur nous fait découvrir sa splendide poésie à travers le texte qu'il nous livre aux couleurs des métaphores. Il parle de la jalousie et de l'indifférence qui peuvent nous conduire jusqu'au seuil de la folie ou nous y noyer. Ce texte est une énumération poétique des états d'âmes, des souffrances du narrateur.
"Elle était un chant de flûte, un bonheur menu, et elle perlait comme un lac de rosée. Le soir, quand elle rejoignait le lit, le mur languissait d'elle au point de porter le deuil jusqu'au matin."
Une lourde atmosphère vous écrase tout au long de la lecture. C’est beau, cruel, sublime et atroce en même temps.
Ma note : 2,5/5
dimanche 21 avril 2013
L'incroyable histoire de Halcyon Crane
Un simple courrier peut changer une vie. Halcyon Crane découvre ainsi, en recevant la lettre d’un notaire, que sa mère qu'elle croyait morte vivait encore jusqu'il y a très récemment. Pourquoi son père, qu'il l'a élevée seul, lui a-t-il menti ? Qu'a-t-il pu arriver, trente ans plus tôt, pour qu’il décide de lui cacher la vérité ? Hallie part chercher des réponses sur une île isolée de la région des Grands Lacs, où sa mère a vécu et où l'attend le manoir dont elle a hérité. Là-bas, elle va comprendre que les secrets de sa famille sont étroitement liés à l'histoire des autochtones… et que d'étranges phénomènes sont sur le point de se produire…
Inclassable, ce roman flotte entre fantastique et policier, dans une atmosphère victorienne où sorcières et revenants prennent vie dans le subconscient de l’héroïne […]. Véronique Maurus, Le Monde des livres. (Amazon)
Mon avis :
Envoûtante, captivante, ensorcelante... quelle histoire! Très réussie, pas un temps mort, on ne lâche plus le livre jusqu'à la fin. Sont-ce des esprits? Des apparitions spectrales? Un traumatisme psychologique? Une énigme qui éclate au grand jour dans les derniers chapitres. Wendy Webb est une sacrée conteuse !
Ce fut un vrai coup de coeur !!
Ma note : 5/5+++
lundi 15 avril 2013
Je vais bien, ne t'en fais pas
Que peut-on attendre d'un frère aimé et admiré, disparu brutalement à la suite d'une querelle avec le père, sinon quelques nouvelles ? Un simple mot, comme "Je vais bien, ne t'en fais pas". Ce serait à peu près suffisant pour rassurer Claire, l'héroïne du premier roman d'Olivier Adam. En attendant un hypothétique retour, la jeune femme a quitté la banlieue pour être caissière dans un supermarché de Paris. Un travail sans importance pour une jeune femme sans importance. Une manière de penser à autre chose, entre deux rencontres anodines et dérisoires.
Olivier Adam a bâti son récit original sur la fuite de ce frère, prétexte pour parler tout doucement de la disparition, de l'absence, du mal-être. L'exercice se poursuit dans un style minimaliste où les éléments avancent sûrement, inexorablement, comme sur un tapis roulant.
Livre du non-dit, des secrets familiaux, tout en pointillés Je vais bien, ne t'en fais pas revêt les formes mécaniques d'un code-barre, la simplicité d'un ticket de caisse. Tous les éléments aussi d'un univers quotidien, ébauchés dans le détail, à coup d'anecdotes pleines de tendresse, de compassion juste. --Céline Darner
Présentation de l'éditeur
C’est le récit d’un drame familial, d’un cruel apprentissage de la vie et du monde du travail. C’est aussi un thriller psychologique : la disparition d’un être cher, le quotidien entre loisir et travail à la caisse du Shopi, et puis le suspense qui enveloppe ce trou noir, ce manque, voilà les trois chemins que suit Claire, jeune fille tendre et fragile, affaiblie par l’absence de son frère. Un roman réaliste aussi étonnant qu’émouvant sur la douleur de la séparation. (Amazon)
Mon avis :
Ce qu'on ressent à travers cette histoire c'est la présence permanente de l'absence. Une absence qui pèse, qui bouleverse les âmes. Et dans le même style, les non-dits agrémentent la vie des uns et des autres.
On se doute, on pressent sans jamais vraiment parvenir à une conclusion. La mélancolie règne, la nostalgie plane et la fin est renversante.
Ce n'est pas vraiment de la lenteur que l'on ressent à travers ce livre mais plutôt,on se sent absorbé par la spirale sans fin du mal-être.
Ma note : 3/5
vendredi 12 avril 2013
Install
Présentation de l'éditeur
L'étrange début dans la vie d'Asako, lycéenne de terminale qui a déserté la guerre des examens, et de Kazuyoshi, un petit génie de l'informatique de dix ans, qui se lancent tous les deux dans la gestion d'un site de conversations pornographiques sur Internet. Après avoir fait le tour des dangers et des mensonges du monde virtuel, Asako et Kazuyoshi retourneront à la solitude fondamentale de l'enfance face aux adultes et à l'avenir. Ecrit à dix-sept ans pendant ses vacances d'été, le premier roman de Wataya Risa : un subtil composé d'innocence et de perversité, d'allégresse et de désespérance.
Biographie de l'auteur
Wataya Risa est née en 1984 à Tokyo et elle est actuellement étudiante de troisième année d'anglais à l'université Waseda. A dix-neuf ans, elle a reçu le prestigieux prix Akutagawa (le Goncourt japonais) pour son deuxième roman, Appel du pied (paru aux éditions Philippe Picquier en 2005). --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre. (Amazon)
Mon avis :
Rien d'exceptionnel à cette histoire si ce n'est que l'on découvre la mentalité d'une lycéenne qui se pose un tas de questions existentielles qui sont les mêmes que se posent la majorité des lycéennes japonaises. On se rend compte à travers le récit de cette auteure à quel point leur mode de vie est différent du nôtre, à quel point le rapport enfant/parent ne ressemble en rien à celui que l'on connaît.
Ma note : 2,5/5
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