mercredi 11 décembre 2013

La vie mélancolique des méduses


"Nous, les méduses, on n'existe pas vraiment. Que l'on vive, que l'on meure, que l'on disparaisse, cela ne laisse aucune trace. Nous ne savons pas les noms de ceux qui nous donnent des ordres, ni l'identité de ceux qui les emploient. Payés en liquide, nous sommes des fugitifs, insensibles, visqueux, sans visage. Nous gérons la vie des profondeurs. Pas d'identité non plus. La vie quotidienne, en dehors des missions, est d'une grande douceur. Drôle de métier quand même, métier d'un monde inversé, passé sous silence, inconnu des journaux et des juges, des parlements et des ambassades, métier de mort au service de causes indéchiffrables, présentées comme des raisons d'Etat." (extrait)

Mon avis:
L'extrait de cette histoire nous en dit long sur les conditions de vie de ces espions. L'ambiance est sombre, sans vie, lourde et indécise... on est dans le flou de l'existence du personnage. Une grande partie de cette œuvre est consacrée à la réflexion profonde du personnage et ce n'est que sur la fin que nous vivons "in vivo" une de ces missions. C'est dommage car cela ralentit le rythme. François Léotard a une écriture un peu "brouillon" vers le début (ce n'est qu'un avis personnel) malgré de belles tournures que nous rencontrons au cours de cette lecture. Pas d'action, beaucoup de méditation et de réflexions profondes... une histoire qui devrait être réécrite à mon goût.
"Ma certitude c'est que l'amour n'a aucun avenir. Il disparaîtra comme un sentiment qui n'a plus raison d'être."


Ma note : 2,5 / 5

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