mercredi 2 juillet 2014

Dans la mer il y a des crocodiles

Dix ans, ou peut-être onze. Enaiat ne connaît pas son âge, mais il sait déjà qu'il est condamné à mort. Être né hazara, une ethnie haïe en Afghanistan par les Pachtounes et les talibans, est son seul crime. Pour le protéger, sa mère l'abandonne de l'autre côté de la frontière, au Pakistan. Commence alors pour ce bonhomme "pas plus haut qu'une chèvre" un périple de cinq ans pour rejoindre l'Italie en passant par l'Iran, la Turquie et la Grèce. Louer ses services contre un bol de soupe, passer les frontières dissimulé dans le double-fond d'un camion, braver la mer en canot pneumatique, voilà son quotidien. Un quotidien où la débrouille le dispute à la peur, l'entraide à la brutalité. Mais comme tous ceux qui témoignent de l'insoutenable, c'est sans amertume, avec une tranquille objectivité et pas mal d'ironie, qu'il raconte les étapes de ce voyage insensé.  (Amazon)
Mon avis :
Une mère est obligée de se séparer de son fils pour essayer de lui épargner la mort. Elle l'emmène secrètement chez une connaissance qui se chargera d'aiguiller le petit Enaiat alors âgé (on pense) de 10 ans. De l'Afghanistan, il part au Pakistan, trouve du travail et parvient à économiser assez pour entre prendre un voyage en clandestin en Iran, puis en Turquie, en Grèce pour enfin arriver en Italie. Il nous relate ses péripéties et ses voyages interminables et dangereux avec beaucoup d'humilité.
Cette lecture vous fait battre le cœur jusqu'à la fin et vous vivez avec lui le courage qui l'anime pour parvenir au bout de son voyage.
C'est une découvert qui m'a beaucoup touchée.
 
Ma note : 5/5

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