samedi 21 novembre 2015

Un roman anglais = Stéphanie Hochet

1917, quelque part dans la campagne anglaise. Anna Whig, bourgeoise lettrée, mère d'un petit garçon de deux ans, Jack, persuade son mari Edward d'embaucher par courrier pour sa garde d'enfant une certaine George (comme George Eliot, pense-t-elle). Le jour où elle va chercher George à la gare, elle découvre qu'il s'agit d'un homme. Celui-ci va faire preuve d'un réel instinct maternel à l'égard de l'enfant, et finira pas susciter la jalousie d'Edward, qui pressent l'amour naissant entre George et Anna.
 Dans ce roman à la fois pudique et tourmenté, Stéphanie Hochet traite avec beaucoup de finesse le thème de l'ambiguïté sexuelle, avec son lot de non-dits et de paradoxes, dans ce cadre post-victorien qui rappelle tant Virginia Woolf, tout en restituant le climat d'inquiets atermoiements qui régnait en Angleterre lors de cette période troublée.

 Stéphanie Hochet a longtemps habité en Grande-Bretagne, où elle a enseigné la littérature. Elle est l'auteur de plusieurs romans, dont Combat de l'amour et de la faim (prix Lilas, 2009) et d'un essai littéraire, Éloge du chat (2014). (Amazon)

Inspiré de la vie de Virginia Woolf, ce roman campe avec beaucoup de subtilité et de maîtrise l'atmosphère très particulière qui régnait en Angleterre pendant la Première Guerre mondiale.
 Ce roman d'émancipation féminine est aussi un roman sur la maternité. On y voit Anna, bourgeoise lettrée du Sussex, mère d'un petit garçon de deux ans, Jack, persuader son mari Edward d'embaucher par petite annonce une garde d'enfant prénommé George (comme George Eliot, pense-t-elle). Le jour où elle va chercher George à la gare, elle découvre qu'il s'agit d'un homme. Celui-ci va faire preuve d'un réel instinct maternel à l'égard de l'enfant, et finira par susciter la jalousie d'Edward, qui pressent l'amour naissant entre George et Anna.
 La narration pleine de charme, à la fois pudique et tourmentée,de Stéphanie Hochet lui permet de traiter avec finesse le thème de l'ambiguïté sexuelle, avec son lot de non-dits et de paradoxes, dans un cadre post-victorien qui rappelle tant Virginia Woolf, tout en restituant le climat d'inquiets atermoiements qui dominait en Angleterre lors de cette période troublée. (Babelio)

Mon avis :
Roman écrit à la première personne. On glisse dans l'esprit de la narratrice qui nous fait vivre ses états d'âmes, ses questionements.
La relation à l'autre est le sujet qui est traité. Le rapport mère/enfant, le lien ou les liens qui nous font poser un tas de questions sur l'autre.
On sent que des choses sont étouffées, cachées, non dites. On sent aussi qu'il y a de la retenue, de la comparaison. Tout coule, tout glisse, tout semble être dnas l'observation mais aussi....
Je vous laisse découvrir ce petit roman qui se lit assez rapidement. Les châpitres sont courts mais intenses avec de la fragilité.

Ma note : 4/5

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